Le principal syndicat étudiant dénonce ce dimanche la hausse du coût de la vie étudiante de 2,09%et exhorte le gouvernement à mettre en place un plan d'urgence.

Aujourd'hui, 46 des étudiants sont salariés en parallèle, une activité "indispensable" pour vivre, estiment la moitié d'entre eux.
Aujourd'hui, 46 des étudiants sont salariés en parallèle, une activité "indispensable" pour vivre, estiment la moitié d'entre eux. © Maxppp / Jean-Marc LOOS

L'Unef, le principal syndicat étudiant, a appelé dimanche le gouvernement à faire un geste en faveur des étudiants. Avec un coût de la vie qui continue d'augmenter pour les étudiants (+2,09 % selon les chiffres publiés ce dimanche par son principal syndicat), l'Unef espère voir Emmanuel Macron et Édouard Philippe faire machine arrière sur des mesures telles que la baisse de l'aide au logement pour les étudiants.

Le logement et/ou les transports en commun sont les postes de dépense qui augmentent le plus, notamment à Paris, Lyon, Strasbourg, Rennes ou encore Clermont-Ferrand et Rouen. Dans les 11 villes françaises qui concentrent le tiers des jeunes adultes scolarisés, le logement représente 53% du budget étudiant. En moyenne, se loger coûter 669 euros par mois en région parisienne, 412 euros ailleurs.

Côté transport, la facture est salée également. Dans neuf villes françaises et en Île-de-France, le coût des transports se situe au-dessus de la moyenne nationale de 267,32 euros annuels. C'est notamment le cas pour Lyon, Dijon, Rennes et Tours, quatre grandes villes universitaires, où les tarifs appliqués sont supérieurs à 300 euros.

A l'inverse, l'Unef salue l'initiative de villes étudiantes qui proposent un tarif de 100 euros pour les transports en commun, comme à Toulouse par exemple, ou encore les municipalités qui proposent des tarifs moins chers pour les étudiants boursiers et ceux en situation précaire.

Un étudiant sur deux contraint à travailler en parallèle de ses études

Les étudiants sont aussi nombreux à devoir travailler pour financer leurs études. L'Unef, qui rappelle que le salariat est la première cause d'échec à l'université, en dénombre 46%, dont la moitié qui estime cet emploi comme "indispensable pour vivre".

Plus de la moitié des étudiants salariés (56%) exercent d'ailleurs une activité rémunérée dépassant le mi-temps. C'est autant de temps en moins passé à aller en cours ouo à réviser.

Encadrer les loyers et le prix des transports

Pour remédier à l'échec scolaire lié à la situation financière des étudiants, l'UNEF exhorte le gouvernement à agir. Dénonçant une absence de priorité en ce qui concerne la "lutte contre la précarité des jeunes" et la mise en place de "mesures ayant pour conséquence concrète de dégrader les conditions de vie des étudiants", le syndicat demande "un plan d'urgence" et notamment de revoir le gel du système boursier et son fonctionnement.

L'Unef demande aussi l'injection de fonds dans les CROUS, pour proposer davantage de logements étudiants et "la garantie d'une restauration à tarif social accessible".

Enfin, à l'image de Lille, qui est la première ville hors région parisienne à encadrer ses loyers, l'Unef appelle à un encadrement des loyers dans toutes les villes universitaires et à exonérer les étudiants de la taxe d'habitation.

Côté transports, l'Unef propose également la mise en place d'un demi-tarif pour tous les étudiants, voire de tarifs encore plus réduits pour les étudiants boursiers.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.