Ma thèse en 180 secondes
Ma thèse en 180 secondes © MaxPPP/PQR Le Parisien

Dernière étape nationale pour les doctorants participants au concours Ma thèse en 180 secondes, ce mardi, à 18 h 30, au Palais de la Bourse, à Bordeaux. Seize finalistes sur scène pour présenter leur thèse le plus simplement possible.

« Quand des gens qu’on ne connaît pas nous disent, j’ai enfin compris les maths, c’est ça qui fait plaisir », estime Perrine Berment, représentante de l’université d’Aquitaine et auteur de la thèse : "La modélisation mathématique des tumeurs cérébrales de bas grade et assimilation de données cliniques d'imagerie". Autrement dit, après onze ans d’études, la jeune femme pronostique l'évolution des tumeurs cancéreuses. Et c’est bien l’objectif de ce concours, rendre accessible des sujets complexes et techniques au grand public.

Trois candidats représenteront la France à la finale internationale

Ma thèse en 180 secondes est inspirée de Three minute thesis, un concours créé par l’université du Queensland, en Australie et repris en 2012 par l’association francophone pour le savoir (Acfas), au Québec. Tous les participants possèdent, au minimum, un Bac + 8 et malgré ce bagage solide, l’exercice reste fastidieux : « Il faut travailler énormément. Moi, j’ai travaillé énormément parce que quand on doit présenter en 180 secondes un travail qui fait 700 pages, qu’est-ce qu’on a envie de dire », souligne Alice de Rochechouart, qui expose une thèse sur l’eschatologie du présent.

Les trois candidats récompensés s’envoleront pour Rabat (Maroc), le 29 septembre, afin de représenter la France à la finale internationale. Des centaines de candidats se présentent chaque année et si tous ne repartent pas avec une distinction, ce concours leur permet de se préparer à une autre facette du métier, dans la lumière cette fois. Nicolas Urruty, étudiant en agronomie est de nature timide : « Ce type d’exercice permet de me confronter à mes peurs. Dans la recherche, on est un peu obligé de présenter ses résultats lors des colloques. » Pour séduire de potentiels employeurs, le thésard postera son travail sur les réseaux sociaux. Une façon de se démarquer parmi les 12 000 doctorants sortant l'an dernier.

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