Depuis lundi 2 décembre, les 1600 magasins U (Hyper U, Super U, U Express) mettent en place deux "heures calmes" chaque mardi pour faciliter l'accessibilité des personnes souffrant de troubles du spectre autistiques (TSA).

Depuis lundi 2 décembre 2019, les 1600 magasins U mettent en place chaque mardi deux heures calmes pour mieux accueillir les personnes autistes.
Depuis lundi 2 décembre 2019, les 1600 magasins U mettent en place chaque mardi deux heures calmes pour mieux accueillir les personnes autistes. © AFP / Nicolas Guyonnet

Depuis plusieurs mois, trois enseignes du groupe Système U ont expérimenté le dispositif "heures calmes", l’Hyper U de Vierzon (Cher) et les Super U de Thourotte (Oise) et de Mirepoix (Ariège). "L'expérimentation [...] est plébiscitée à la fois par tous les clients qui apprécient le calme du magasin et des collaborateurs qui accompagnent la démarche" précise le groupe dans un communiqué.

1600 magasins concernés

Le dispositif est désormais étendu aux 1 600 magasins U de France afin d'aider les personnes autistes à faire leurs courses. Leur hypersensibilité aux bruits et à la lumière leur complique la tâche en temps normal. Ces enseignes doivent donc baisser l'intensité de la lumière, arrêter la musique, les annonces au micro ou encore réduire les bruits d'encaissements, chaque mardi de 13h30 à 15h30. 

Le PDG de Système U, Dominique Schelcher, a annoncé dans un tweet qu'à compter du lundi 2 décembre 2019, le dispositif "heures calmes" prenait effet. 

L'idée a émergé dans le Cher, à Vierzon. La mère d'une petite fille autiste et présidente de l'association "Espoir pour mon futur" a proposé à l'Hyper U de la ville de mettre en place des heures calmes. 

Un dispositif appliqué à toutes les enseignes ? 

Cette initiative a par ailleurs inspiré la députée MoDem de la deuxième circonscription du Cher, Nadia Essayan. En septembre dernier, l'élue a proposé un projet de loi pour instaurer "une heure silencieuse dans les magasins de grande distribution". Le texte a été renvoyé à la commission des affaires économiques. 

Nadia Essayan précise notamment dans son projet de loi que la seule contrainte serait de "trouver du personnel disponible" pour réduire l'éclairage et la musique. Le dispositif serait appliqué a minima une heure par semaine. 

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