Saliha offre un bonnet, une écharpe à ce SDF à Bastille
Saliha offre un bonnet, une écharpe à ce SDF à Bastille © Radio France

L'Etat dépense trop d'argent pour l'hébergement d'urgence au détriment de la construction de logements pérennes. C'est le constat fait par la Fnars, la Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale qui regroupe 870 associations et qui tient ses assises jusqu'à ce soir à Paris.

L'an dernier, le gouvernement avait créé 7000 nouvelles places d'hébergement d'urgence. Une avancée saluée à l'époque par les associations, qui déplorent un an plus tard la persistance de la "politique du thermomètre " en la matière.En gros, on met les SDF à l'abri pendant l'hiver pour mieux les laisser tomber au printemps...

Le reportage de Géraldine Hallot Certaines associations l'appellent la "politique du thermomètre ", d'autres un peu plus crues "la misère humaine qu'on met sous le tapis le temps d'un hiver ". La propension de l'Etat a investir dans l'hébergement d'urgence plus que dans les logements pérennes irrite Florent Guéguen le délégué général de la Fnars.

Le gouvernement met beaucoup d'argent sur la mise à l'abri...ça ne suffit pas !

Et en la matière, le gouvernement ne tient pas ses engagements déplore Louis Gallois, le président de la Fnars.

On construit 108 000 logements sociaux en 2015, il en faut 150 000

Aujourd'hui 40 000 personnes sont hébergées à l'hôtel pour un coût de 200 millions d'euros par an . La Fnars demande le redéploiement de ces crédits pour la construction de logements sociaux.

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