Camion de la Croix rouge
Camion de la Croix rouge © Max PPP

Heures supplémentaires non rémunérées, directeur général limogé, la Croix-Rouge française traverse une zone de fortes turbulences. Les organisations syndicales dénoncent un climat délétère.

Des salariés maltraités dans une association qui prône l'humanité et la solidarité, cela peut déconcerter. C'est pourtant ce que dénoncent les syndicats des salariés de la Croix-Rouge française. Le 31 mai dernier l'Inspection du travail pointe plus de 3300 dépassements d'heures de travail non rémunérées pour les salariés du siège parisien de l'association, ce qui pourrait lui couter jusqu'a 11 millions d'euros en amendes et indemnités. Et quelques jours plus tard le directeur général Stéphane Mantion est limogé. Mais pour les syndicats ces heures supplémentaires ne sont que l'arbre qui cache la forêt. Ce que confirme un rapport d'experts, remis lors d'une séance du CHSCT. Comme les syndicats, les experts pointent du doigt l'organisation globale du travail dans l'association et ses conséquences sur la santé des salariés. C'est ce qu'explique Stéphane Gouillard , délégué CFTC à la croix rouge française.

On a de plus en plus de démissions, d'arrêts maladie, de salariés qui consultent des cabinets de psychologues. C'est très compliqué à vivre. Le sentiment qui prévaut chez les sélariés, c'est d'être considérés comme maltraités, alors qu'on porte des valeurs qui sont tout au contraire. C'est d'autant plus difficile à vivre au quotidien.

Toujours selon les syndicats le problème ce ne sont pas les heures supplémentaires, comme au siège à Paris, mais l'incertitude qui plane sur l'avenir des salariés sur l'ensemble du territoire.

Les salariés sont dans l'attente pour leurs futures conditions de travail. Est-ce qu'ils seront encore en poste d'ici six mois, on ne sait pas. On n'a aucune information de la part de la direction. Je pense que la direction ne sait pas vraiment.

Les syndicats demandent la remise à plat de ce qu'ils nomment une "usine à gaz"/ Ils doivent s'entretenir à nouveau avec la direction dans une semaine.

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