Des personnes âgées ont été maltraitées par de jeunes stagiaires
Des personnes âgées ont été maltraitées par de jeunes stagiaires © MaxPPP

Trois jeunes stagiaires ont été mis en examen en Seine-et-Marne pour maltraitances sur personnes âgées dans une maison de retraite. La Fédération des associations de personnes âgées dénonce un manque de personnel d'encadrement dans les établissements.

Trois jeunes filles de 16 et 17 ans ont été mises en examen vendredi pour violences en réunion avec préméditation, diffusion sur Internet de scènes de violence et atteinte à la vie privée . Elles sont soupçonnées d'avoir posté 33 vidéos d'une durée très courte (moins de 20 secondes) sur Snpachat (une application de photos et vidéos éphémères très populaires auprès des adolescents), où elles se moquent et humilient des personnes âgées , handicapées ou atteintes de la maladie d'Alzheimer. Elles avaient commencé en début de semaine un stage d'apprentissage professionnel dans l'établissement pour personnes âgées d'Annet-sur-Marne en Seine-et-Marne. Ce sont des camarades qui ont alerté les professeurs, choqués, après avoir visionné les vidéos des jeunes filles.

Les moyens des EHPAD [établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes] sont très largement insuffisants, pour Joëlle Le Gall de la Fédération nationale des associations et des amis des personnes âgées et de leurs familles (Fnapaef)

"Ça paraît énorme que des jeunes filles en stage en arrivent à violenter des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Si le personnel de l'établissement, aides soignants, infirmiers, médecins coordinateurs ne sont pas en capacité de bien encadrer les stagiaires, de prendre du temps pour les former c'est un véritable problème ", précise la présidente honoraire de la Fnapaef. Même réaction pour le président de l'association, Joseph Krummenaker qui souhaiterait des moyens plus importants pour les maisons de retraite en France.

►►► Joseph Krummenaker, président de la Fnapaef dénonce un manque de personnel dans les EHPAD

La secrétaire d'État en charge des personnes âgées a qualifié d'"actes graves " ces faits commis. Laurence Rossignol qui s'est rendue dans l'établissement ce dimanche matin évoque "des faits d'humiliation, de violence verbale, d'atteinteà la dignité" mais précise que selon les premiers éléments de l'enquête, il n'y a pas eu de "violence ou maltraitance physique". La secrétaire d'État a également ajouté que "l'établissement a l'habitude d'accueillir des stagiaires" et que les trois jeunes filles y avaient une tutrice.

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