2 500 personnes ont manifesté ce dimanche après-midi place de la République à Paris, à l'appel de SOS homophobie et de l'Inter LGBT, qui rassemble une trentaine d'associations, pour soutenir les victimes d'agressions homophobes et transphobes.

Mobilisation Place de la République contre les agressions homophobes
Mobilisation Place de la République contre les agressions homophobes © Geoffrey Bonnefoy

Le message est clair : "stop aux agressions homophobes et transphobes". Elles sont de plus en plus nombreuses. Selon les chiffres de SOS homophobie, en un an, les agressions physiques signalées à l'association ont augmenté de 15% (+30% même, sur les hommes homosexuels).

Quelques exemples récents : quatre personnes ont été interpellées vendredi après une agression homophobe boulevard Sébastopol dans le Ier arrondissement de Paris. Lundi c'est un chauffeur VTC qui s'en prenait verbalement et physiquement à deux hommes qui s'embrassaient dans sa voiture et le week-end dernier c'est Sofiane, un jeune étudiant de 21 ans qui était agressé violemment en descendant d'un bus de nuit dans le XVe arrondissement.

Toujours cette semaine, Guillaume Mélanie, président de l'association Urgence homophobie postait sur twitter des photos de son visage tuméfié. 

Agression encore et toujours, comme celle qu'a subi John, que Sébastien Sabiron a rencontré à la manifestation. 

Aujourd'hui les associations réclament des actions concrètes  

Pour Joël Deumier, président de SOS homophobie, le gouvernement doit mettre en place une campagne nationale de sensibilisation, des affiches, des films publicitaires "pour faire de la pédagogie auprès des Français et leur montrer les effets concrets de l'homophobie c'est-à-dire les insultes, les menaces, les agressions physiques. la discrimination au travail, dans le milieu scolaire, dans les lieux publics."

SOS homophobie veut que policiers , professeurs et médecins soient mieux formés : "la rédaction d'une circulaire conjointe entre le ministère de l'Intérieur, le ministère de la Justice. Les policiers et les gendarmes doivent être mieux formés. On a encore des cas de refus de plainte, des cas de minimisation par le policier d'une agression homophobe par exemple ou de faits d'insultes homophobe. Il faut également mieux former les professeurs pour qu'ils puissent mieux identifier les cas homophobie dans les classes. Environs 40% des homosexuels cachent qu'ils sont homo à leur médecin traitant, il faut mieux former les médecins à l'homophobie."

Marlène Schiappa a rappelé ce dimanche l’importance de se "mobiliser" avec les associations. "On veut les écouter et travailler ensemble sur la feuille de route de lutte contre les discriminations, pour justement répondre à leur demandes qui sont très légitimes." a expliqué lasecrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les hommes et les femmes.

La maire de Paris Anne Hidalgo a appelé mercredi à "un sursaut collectif" et invité les services de la Préfecture de police, du procureur de Paris, de la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah) ainsi que les associations à une réunion sur le sujet.

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