semaine de mobilisation contre les rythmes scolaires
semaine de mobilisation contre les rythmes scolaires © reuters

Les opposants à la réforme des rythmes scolaires entendent accentuer la pression cette semaine sur le gouvernement avec une série de manifestations et de blocages d'écoles contre cette mesure, promesse de campagne de François Hollande.

Un mouvement de grève des animateurs est prévu ce mardi à Paris pour obtenir "des moyens adaptés" pour mettre en oeuvre cette réforme qui prévoit la mise en place d'activités culturelles ou sportives gérées par les communes.

Jeudi, ce sont les enseignants, qui pourraient être rejoints par les parents d'élèves, qui sont appelés à faire grève à l'appel de plusieurs syndicats, dont le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire. La réforme, qui prévoit le retour à la semaine de 4,5 jours supprimée en 2008 par la droite, est critiquée par certains maires qui pointent un manque de financement, et est décriée par certains parents qui font état d'un surcroît de fatigue pour leurs enfants et de problèmes d'organisation.

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La réforme est pour l'heure appliquée dans quelque 4.000 communes de France sur les 24.000 possédant au moins une école et elle entrera en vigueur l'année prochaine dans les autres communes. Cette promesse de campagne de François Hollande raccourcit les journées de 45 minutes et prévoit une demi-journée travaillée supplémentaire (le mercredi ou sur dérogation le samedi).

Face aux critiques, le ministère de l'Education fait état d'une réforme bien acceptée dans 93,5% des cas, selon un premier bilan portant sur 81% des communes ayant adopté la réforme. Le gouvernement a par ailleurs annoncé début octobre qu'il allait reconduire le fonds d'aide aux communes de 250 millions d'euros en 2014, une mesure jugée insuffisante par certains élus qui continuent de demander une aide pérenne.

L'UMP, qui juge la réforme intenable financièrement, réclame pour sa part son report et a lancé une campagne de tracts début octobre. Un collectif de cinquante maires UMP appellent au boycott de son application "tant que l'impact financier ne sera pas maîtrisé et que l'efficacité contre l'échec scolaire ne sera pas démontrée", rapporte Le Figaro dans son édition datée de mardi.

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Le collectif "entend faire monter la pression sur le gouvernement" avant le congrès de maires de France qui se tiendra du 19 au 21 novembre, écrit le quotidien.

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