Manuel Valls et Bernard Cazeneuve à l'issue d'un conseil des ministres
Manuel Valls et Bernard Cazeneuve à l'issue d'un conseil des ministres © Reuters / Philippe Wojazer

Le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur ont effectué une visite officielle dans les Alpes-Maritimes, où la police a interpellé plusieurs centaines de migrants cette semaine. Un phénomène d'une ampleur sans précédent, selon les autorités locales.

Une passoire, la frontière commune entre la France et l'Italie ? Certainement pas. C'est ce que sont venus assurer Manuel Valls et Bernard Cazeneuve losr de cette visite surprise à Menton, près de la frontière italienne, alors que la préfecture des Alpes-Maritimes dénonce dans un communiqué un"flux migratoire supérieur dans les quatre premiers mois de l'année à celui relevé pour la même période en 2014" .

Une frontière sous contrôle étroit

De lundi à jeudi, le préfect Adolphe Colrat assure que les forces de l'ordre ont interpellé 944 migrants dans les Alpes-Maritimes, mais aussi 54 passeurs depuis le début de l'année.

Manuel Valls a profité de l'occasion pour redire son opposition à une politique de "quotas de migrants" pour répartir ces populations arrivées en Europe entre les différents pays de l'Union.

Je suis contre l'instauration de quotas de migrants; ceci n'a jamais correspondu aux propositions françaises. En revanche, l'Europe doit avoir une politique de l'asile et la France a entrepris de réformer la sienne pour la rendre plus efficace. L'asile est un droit, attribué selon des critères internationaux appliqués par tous les pays de l'Union européenne. C'est aussi pour cette raison que le nombre de ses bénéficiaires ne peut faire l'objet de quotas : on est demandeur d'asile ou on ne l'est pas.

Contrairement à une idée reçue, un demandeur d'asile ne peut en effet pas être un clandestin, puisqu'il engage des démarches pour obtenir un asile et a donc une existence officielle pour le droit français ou européen.

"Ce que la France dit, c'est que les réfugiés doivent être répartis entre les Etats membres de façon plus équitable", ajoute Manuel Valls. "Aujourd'hui, la France, l'Italie, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la Suède accueillent 75% des réfugiés , des demandeurs d'asile en Europe."

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