[scald=107393:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Manuel Valls a rejeté vendredi tout vote définitif, avant l'élection présidentielle, sur les mesures de répression de l'extrémisme annoncées par Nicolas Sarkozy dans la foulée des tueries commises par Mohamed Merah.

Ce Français d'origine algérienne âgé de 23 ans, qui a revendiqué les sept meurtres commis dans le sud de la France, était connu des services de renseignement pour son militantisme salafiste et ses déplacements dans la région pakistano-afghane.

Peu après l'annonce de la mort de Mohamed Merah, tué lors d'une opération du Raid jeudi matin, le chef de l'Etat a annoncé un renforcement de l'arsenal pénal contre l'extrémisme idéologique et le terrorisme.

"Aucune loi ne peut être votée définitivement et mise en oeuvre avant l'élection présidentielle", a dit Manuel Valls, le directeur de communication du candidat socialiste François Hollande, sur Europe 1.

"Les mesures annoncées, dans la précipitation, sont l'illustration que l'on reconnaît qu'il y a eu des problèmes, des failles", a-t-il ajouté.

François Fillon a indiqué vendredi matin sur RTL que le texte du projet de loi pourrait être proposé au Conseil des ministres dans une "dizaine de jours", et, en cas de consensus à l'Assemblée nationale et au Sénat, être soumis au vote avant l'élection présidentielle.

Dans le cas contraire, le texte "sera prêt à être voter dès que le parlement issu des élections législatives sera convoqué", a dit le chef du gouvernement.

Un consensus est peu probable dans la mesure où la gauche est majoritaire au Sénat.

"Il peut y avoir une discussion mais avant même que l'on parle de ces mesures, peut-être faudrait-il en savoir plus sur ce qui s'est passé", a dit Manuel Valls.

Marine Pennetier, édité par Patrick Vignal

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