La manifestation prévue ce samedi en hommage aux victimes des attaques dans l'Aude vendredi dernier n'a pas été autorisée par la préfecture de l'Aude, qui assure n'avoir reçu aucune demande. Une décision que les organisateurs comprennent mais regrettent, estimant qu'il y a eu un manque d'anticipation.

Une manifestation était prévue en hommage aux victimes des attentats dans l'Aude
Une manifestation était prévue en hommage aux victimes des attentats dans l'Aude © Radio France / Thibault Lefèvre

Les organisateurs auraient appris seulement aujourd'hui que le rassemblement ne pourrait pas avoir lieu ce week-end. Selon nos informations, il pourrait être reporté au dimanche 15 avril. La préfecture a notamment indiqué que "les forces de sécurité sont très mobilisées à l'occasion du week-end de Pâques" et donc que l'organisation d'une telle manifestation était impossible dans des conditions raisonnables de sécurisation.

Pour Toon Mac Mullan, le Carcassonnais organisateur de la marche blanche, "la décision est tout à fait raisonnable", puisqu'on estime que plus de 30.000 personnes comptaient faire le déplacement. D'autant plus que "les forces de police sont fatiguées et saturées, ce que nous comprenons".

Aucune déclaration dans les temps, selon le préfet

En revanche, il regrette "un fort manque d'anticipation" : "il était tout à fait prévisible que des milliers de personnes voudraient témoigner. Les gens en ont besoin, ils ont besoin d'apaisement, d'écoute. On leur enlève cette possibilité de communier et rien d'autre, à ce jour, n'est proposé. Des gens vont converger sur Carcassonne et sur Trèbes, personne ne pourra l'empêcher. La moindre bienveillance des services de l'État serait de prendre des dispositions."

L'organisateur assure que lui-même "sera présent en son nom propre". Et trouve "triste qu'un évènement aussi consensuel devienne politique".

Son de cloche évidemment très différent du côté de la préfecture de l'Aude, qui précise que "les services de la préfecture n'ont été destinataires d'aucune déclaration de rassemblement de type 'marche blanche' en lien avec les évènements récents". Elle rappelle qu'une telle demande aurait dû être fournie "a minima trois jours avant l'évènement".

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.