A l'occasion de la Marche des fiertés LGBTI, qui se déroule ce samedi à Paris, plusieurs lieux et institutions parisiennes ont choisi de se mettre aux couleurs du drapeau arc-en-ciel, symbole de la communauté LGBTI. Mais plusieurs actes de dégradation ont eu lieu, donnant lieu à des plaintes.

L'un des chars de la Marche des fiertés, ce samedi à Paris
L'un des chars de la Marche des fiertés, ce samedi à Paris © AFP / Geoffroy VAN DER HASSELT

Ce samedi, Paris accueille la Marche des fiertés annuelle. Jusqu'à 500 000 personnes, représentantes de 87 groupes et associations de la communauté LGBTI (Lesbiennes, gays, bi, trans, intersexe), ont commencé à défiler aux alentours de 14h place de la Concorde en direction de la place de la République. Une marche placée notamment sous le signe de la dénonciation des insultes et discriminations dans le milieu du sport, sur fond de Coupe du monde de football.

Réunis pour "s'amuser" mais aussi pour "continuer le combat pour leurs droits", les manifestantes et manifestants sont mobilisés notamment contre "l'homophobie banalisée", sous forme d'insultes ou de remarques déplacées. Cette semaine, une étude de l'Ifop établissait que plus de la moitié (53%) des personnes se considérant comme homosexuelles, bisexuelles ou transgenre avaient déjà subi une agression homophobe.

Une plainte après un drapeau déchiré à l'Assemblée nationale

Pour montrer leur soutien à cette lutte pour les droits des personnes LGBTI, plusieurs lieux et institutions ont choisi d'afficher les couleurs du drapeau arc-en-ciel : c'est le cas notamment de la mairie de Paris, mais aussi de la Cité des Sciences ou encore de l'Assemblée nationale, pavoisée pour la première fois, à l'instigation du Président de l'Assemblée nationale François de Rugy (LREM) : "C'est un combat qui est souvent passé par l'Assemblée nationale, qui a parfois été d'ailleurs assez agité à l'Assemblée nationale, mais aujourd'hui on voit que ce sont plutôt des sujets qui rassemblent", avait-il justifié jeudi. 

Mais dans la nuit de vendredi à samedi, le drapeau a été en partie déchiré. Un homme a été arrêté rapidement par les membres de la garde républicaine chargés de surveiller le Palais Bourbon, et se revendique "militant d'extrême droite et anti-LGBT". François de Rugy a annoncé qu'il comptait porter plainte. Plus tôt, plusieurs représentants politiques de la droite traditionnelle, comme Jean-Frédéric Poisson ou Christine Boutin, avaient fait part de leur opposition à cette décision. 

Des dégradations dans le Marais

Déjà, en fin de semaine, plusieurs dégradations avaient eu lieu dans le quartier du Marais, où plusieurs passages piétons avaient été décorés de bandes arc-en-ciel, puis dégradés par des inscriptions "anti-LGBT". La mairie de Paris, à l'initiative de ces décorations, a répliqué en repeignant ces passages piétons et en annonçant qu'ils deviendraient permanents. 

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