Il avait été frappé à la tête fin 2016 à Lyon après avoir défendu un couple qui s'embrassait dans la rue. Une blessure qui lui a laissé de lourdes séquelles. Marin Sauvageon a reçu vendredi la Légion d'honneur des mains du président Emmanuel Macron.

Marin Sauvageon a reçu vendredi la Légion d'honneur des mains du président. On voit ici Marin soutenu par sa mère en mai 2018 au tribunal à Lyon
Marin Sauvageon a reçu vendredi la Légion d'honneur des mains du président. On voit ici Marin soutenu par sa mère en mai 2018 au tribunal à Lyon © Maxppp / Le Progrès / Pierre AUGROS

Ce jour de 11 novembre 2016, près de la gare de Lyon Part-Dieu, Marin Sauvageon, brillant étudiant en troisième année de droit et sciences politiques à Lyon, prend la défense d'un couple qui s'embrasse dans la rue et qui pour cela est insulté par un groupe de jeunes.

Marin monte ensuite dans le bus avec sa petite amie. C'est là que son agresseur lui asséné des coups de béquille. Des coups si violents que le jeune homme est victime d'un traumatisme crânien et plonge dans le coma. Il y restera onze jours durant lesquels sont pronostic vital est engagé. 

Deux ans après, Marin Sauvageon a fait des progrès considérables, mais n'a encore pas recouvré l'entier usage de ses membres et de la parole. Il souffre aujourd'hui encore de "lourdes séquelles physiques, neurologiques et psychologiques" selon son association de soutien.

C'est son courage que le président a voulu distinguer

Marin Sauvageon a été nommé chevalier pour "services exceptionnels nettement caractérisés" lors de la promotion du 1er janvier 2019. Mais c'est ce vendredi qu'il a reçu l'insigne de Chevalier de la Légion d'honneur des mains d'Emmanuel Macron.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, présent à la cérémonie à l'Élysée, a twitté  : "Marin. Voilà le prénom de cette immense leçon de courage et de dignité que nous honorons ce soir", a salué dans un tweet  . 

C'est Gérard Collomb, alors ministre de l'Intérieur qui avait saisi le Président de la République et la Grande Chancellerie pour que soit étudiée la possibilité de remettre à Marin la Légion d’Honneur. 

L'agresseur de Marin Sauvageon a été jugé par la Cour d'Assises des mineurs (il avait 17 ans) de Lyon en mai 2018 et condamné à sept ans et demi de prison pour "violences avec usage ou menace d'une arme suivie de mutilation ou infirmité permanente".  

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