[scald=106485:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Marine Le Pen a placé mercredi l'affaire des tueries de Montauban et Toulouse sur le terrain politique en réclamant la guerre contre les fondamentalistes et en affirmant que la France payait le prix de son engagement militaire en Afghanistan.

La présidente du Front national intervenait alors qu'une opération était en cours contre le principal suspect des sept meurtres, qui se réclame d'Al Qaïda et s'est retranché dans un appartement toulousain.

"Au-delà du soulagement, il faut aujourd'hui poser les questions politiques", a dit sur i> TELE la candidate du FN à l'élection présidentielle, qui doit participer dans la journée à Montauban à une cérémonie en l'honneur des militaires victimes du tueur.

"Je crois que le risque fondamentaliste a été sous-estimé dans notre pays, que des groupes politico-religieux se développent face à un certain laxisme", a-t-elle ajouté.

"Il faut maintenant mener cette guerre contre ces groupes politico-religieux fondamentalistes qui tuent nos enfants, qui tuent nos enfants chrétiens, nos jeunes hommes chrétiens, nos jeunes hommes musulmans et les enfants juifs il y a deux jours", a-t-elle ajouté.

Le principal suspect des tueries est un Toulousain, de nationalité française, qui a effectué des séjours en Afghanistan et au Pakistan, et se décrit comme un moudjahidine, a dit le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant.

Pour Marine Le Pen, la France paye la rançon de son intervention en Afghanistan.

"Cette guerre en Afghanistan est depuis le départ inutile et condamnable", a-t-elle dit. "Aujourd'hui l'Afghanistan s'est embourbé et la guerre d'Afghanistan arrive sur le territoire français."

Une gigantesque chasse à l'homme a été engagée lundi après le meurtre d'un rabbin et de trois enfants dans une école juive de Toulouse. La semaine précédente, trois militaires avaient été abattus de sang-froid, selon le même mode opératoire, l'un à Toulouse et deux autres à Montauban.

Patrick Vignal

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