Pris dans la tourmente de l'utilisation politique abusive des données qu'il collecte, le créateur et patron du géant des réseaux sociaux promet de faire en sorte que cet "abus de confiance" ne se reproduise pas. Un exercice de contrition auquel il est désormais très habitué.

Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, s'est dit "désolé" et a reconnu des "erreurs" après l'utilisation indue de données personnelles de millions d'utilisateurs par une société de marketing britannique.
Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, s'est dit "désolé" et a reconnu des "erreurs" après l'utilisation indue de données personnelles de millions d'utilisateurs par une société de marketing britannique. © AFP / Drew Angerer / Getty Images North America

Sur l'affaire Cambridge Analytica

Depuis le début de la semaine, on attendait sa réaction. Après un message reconnaissant la responsabilité de Facebook dans le détournement massif de données personnelles par Cambridge Analytica, une entreprise de marketing britannique très investie dans la campagne présidentielle de Donald Trump en 2016 aux États-Unis, Mark Zuckerberg a finalement fait des excuses sur CNN hier soir :

Cela a constitué un abus de confiance très important et je suis vraiment désolé de ce qui s'est passé. Notre responsabilité est de faire en sorte que cela ne se reproduise pas.

Ce qui passera, promet Zuckerberg, par une limitation de l'accès aux données personnelles par les applications tierces, dans lesquelles il faudra faire du tri. Cela passera aussi par un effort d'information aux utilisateurs dont les données auraient pu être utilisées sans leur consentement.

Sur la déferlante de "fake  news"

Imaginer que Facebook ait pu changer l'issue de la présidentielle américaine était pour lui "une idée folle". Mais dans un message diffusé sur son réseau social, accusé d'avoir contribué à propager des fausses informations, Zuckerberg a profité de Yom Kippour, en 2017, pour demander pardon :

A ceux que j'ai blessés cette année, je demande pardon et essaierai de faire mieux. Pour ce que mon travail a pu faire pour nous diviser davantage que pour nous rassembler, je demande pardon et essaierai de faire mieux.

Sur ses erreurs de communication

A l'automne 2017, Facebook faisait la promotion d'un nouveau service de réalité augmentée sur les décombres laissées par le passage de l'ouragan à Porto Rico. Une petite vidéo montrait en images comment le réseau social pouvait recréer du lien sur un territoire ravagé. Le message a suscité suffisamment d'émoi pour que Zuckerberg s'en explique, puis s'en excuse. (La vidéo est toujours en ligne.)

"L'une des fonctionnalités les plus puissantes de la réalité virtuelle est l'empathie. Mon but était de montrer comment [elle] peut alerter et nous aider à voir ce qui se passe partout dans le monde", écrivait-il sur Facebook.

A la lecture des commentaires, je réalise que ce n'était pas clair et je m'en excuse auprès de ceux que cela aurait pu offenser.

Sur les morts sociales inopinées, notamment

Un vendredi de novembre 2016, un message est apparu sur les pages de certains utilisateurs. Il signalait leur mort. tout simplement. Marck Zuckerberg lui-même était affecté.

Nous espérons que ceux qui aimaient Mark trouveront du réconfort dans ce que les autres partageront pour se souvenir de sa vie et la célébrer.

Le bug n'aura pas duré : en début d'après-midi, tout était réglé. Et le patron de Facebook… s'excusait :

C'était une erreur énorme que nous avons désormais réparée. Nous sommes désolés qu'elle ait pu se produire et avons travaillé le plus rapidement possible à sa solution.

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