[scald=100281:sdl_editor_representation]MARSEILLE (Reuters) - La candidate du Front national à l'élection présidentielle, Marine Le Pen, a dénoncé dimanche à Marseille "l'échec" de Nicolas Sarkozy sur la sécurité et l'immigration, promettant la "tolérance zéro" contre les délinquants.

Le père de la dirigeante du Front national, Jean-Marie Le Pen, qui a fait un retour en force dans la campagne, était présent au meeting organisé dans la cité phocéenne, érigée en "symbole" de l'échec du quinquennat du président sortant après une série de faits divers violents.

Le président d'honneur du FN, avec lequel sa fille a marqué ses distances au nom de la "dédiabolisation" du parti, ne s'est pas exprimé.

"Marseille est devenue le symbole de l'échec de Nicolas Sarkozy sur la sécurité. Où est-il, le Kärcher ? Où est la lutte promise contre la violence ?", a lancé Marine Le Pen en référence aux propos de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, en juin 2005 à La Courneuve (Seine-Saint-Denis).

"Vous avez droit à la sécurité, à la tranquillité et à l'ordre républicain comme nos compatriotes en tout lieu de France", a-t-elle poursuivi.

"Nous avons le devoir de rétablir l'autorité de l'Etat dans tous les territoires perdus de la République. Nous préférons l'action aux promesses, en bref nous ferons l'inverse de ce quinquennat qui s'achève", a-t-elle souligné.

Sur des terres qui réservaient traditionnellement de très bons scores à son père, la candidate du FN est également revenue dans un discours d'une heure vingt sur l'immigration.

"Il est impossible d'assimiler une immigration aussi massive que celle que nous vivons depuis des années", a-t-elle répété sous les acclamations de quelque 3.000 personnes.

"Ce sont des étrangers de plus en plus sûrs de leurs droits qui débarquent chaque année pour imposer leurs coutumes. Marseille en sait quelque chose. Des coutumes et modes de vie sont arborés ou imposés aux Français dans ce qui ressemble de plus en plus à une forme de provocation ou d'arrogance", a-t-elle déclaré.

"En France, on se soumet à la culture française", a-t-elle ajouté, annonçant une série de nouvelles contraintes pour l'accès des étrangers à la nationalité française.

Tout en comparant François Hollande, "notable corrézien de la IVe République", et Nicolas Sarkozy à des "candidats siamois", Marine Le Pen a réservé ses coups les plus durs au président sortant décrit comme "un homme coupé du peuple et rejeté par le peuple".

"Je rajeunis. Tous les samedis je fais une cure. J'écoute les promesses de Nicolas Sarkozy et je rajeunis de cinq ans", a-t-elle ironisé. "Pourquoi tiendrait-il dans les cinq ans qui viennent les promesses qu'il n'a pas tenu dans les cinq ans passés ? ».

François Revilla, édité par Sophie Louet

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