[scald=37923:sdl_editor_representation]MARSEILLE (Reuters) - Martine Aubry a affirmé lundi qu'elle serait la "présidente de la sécurité" et qu'elle rétablirait les 10.000 emplois de policiers et gendarmes supprimés ces dernières années si elle était élue à l'Elysée.

Candidate à la primaire socialiste, Martine Aubry s'est rendue en milieu de journée à Marseille pour y contrer le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, venu installer un nouveau préfet à la sécurité.

"Je suis venue aujourd'hui à Marseille pour dire de manière forte que je serai la présidente de la sécurité de tous les Français", a-t-elle dit à la presse à son arrivée à la mairie des XVe-XVIe arrondissements de la ville.

Selon le Parti socialiste, plus de 10.000 postes de policiers et gendarmes ont été supprimés dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP) lancée en 2007 par Nicolas Sarkozy.

Les syndicats de police estiment qu'il manque 300 à 400 postes à Marseille, où sévit une insécurité chronique à laquelle Claude Guéant dit s'être attelé, sans toutefois augmenter les effectifs.

"Les effectifs, c'est le nerf de la guerre. La RGPP a fait un immense mal", a déclaré Martine Aubry, assurant qu'elle reviendrait sur cette mesure concernant les forces de l'ordre si elle accédait à l'Elysée.

"L'une des premières mesures prises sera de rétablir ces 10.000 postes de policiers et gendarmes", a ajouté la dirigeante socialiste.

Jean-François Rosnoblet et Gérard Bon, édité par Sophie Louet

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