Invité hier au 20h de France 2, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, est revenu sur les conditions de la rentrée des classes. Masques obligatoires, rentrée non décalée, cantines ouvertes, procédure en cas de Covid... Voici ce qu'il faut retenir des annonces du ministre.

Dès la rentrée, le port du masque sera obligatoire pour tous les élèves de collège et de lycée, même derrière leur bureau.
Dès la rentrée, le port du masque sera obligatoire pour tous les élèves de collège et de lycée, même derrière leur bureau. © AFP / Thomas SAMSON

La rentrée des classes aura bien lieu le mardi 1er septembre. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale l'a annoncé hier soir alors qu'il était l'invité du 20h de France 2. "L'éducation est plus importante que jamais" a assuré le ministre. Sauf exceptions locales, toutes les écoles rouvriront donc leurs portes dans quelques jours contrairement à ce que demandaient certains syndicats. Jean-Michel Blanquer promet deux objectifs pour cette rentrée : "protection de tous et éducation pour tous". Mais dans quelles conditions scolaires et sanitaires aura lieu cette rentrée ? 

Masques obligatoires, pour qui ?

Cette fois c'est certain : le port du masque sera bien obligatoire dans les collèges et les lycées à la rentrée. Sont concernés "tous les élèves de 11 ans et plus, donc les collégiens et les lycéens" assure Jean-Michel Blanquer. Il devra être porté "systématiquement, et pas seulement quand il n’y a pas de distance physique, dès lors qu'on est dans un espace clos", explique-t-il. Cela concerne donc les salles de classe, les couloirs, les bibliothèques, etc. Jusqu'ici, le port du masque n'était obligatoire que lorsque la distance d'un mètre au moins ne pouvait être garantie.

Même obligation pour les personnels et les enseignants a certifié M. Blanquer, avant d'estimer ce vendredi que cette obligation pourrait être levée lorsqu'il y a une distance de 2 mètres avec les élèves pendant les cours. "Si ça gêne le cours, cette possibilité existe. Le port du masque peut être une contrainte pour les professeurs, a fortiori quand ils doivent parler pendant des heures", a-t-il souligné.

Pour ce qui est de l'extérieur, le ministre affirme cette décision sera prise en "concertation locale" et dépendra donc des établissements. 

Les employés de l'Éducation nationale seront fournis en masques, comme dans les autres entreprises, mais les élèves devront, quant à eux, en apporter un. “C’est une fourniture comme une autre, comme on apporte sa trousse” a conclut Jean-Michel Blanquer. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour laquelle l'allocation de rentrée scolaire pour les familles les plus modestes a été augmentée cette année de 100 euros par enfant. La masque pourra, au cas par cas, être fourni gratuitement aux familles "en grande difficulté", a déclaré ce vendredi le ministre de l'Éducation nationale.

Dans les écoles primaires, le port du masque ne sera pas obligatoire pour les élèves de moins de 11 ans. Seuls les personnels et le corps enseignant y seront soumis. Le ministre a évoqué hier soir des "avis scientifiques" sur la question du port du masque pour les jeunes enfants en citant une mesure "plutôt contre productive". Il exprime néanmoins que si ces avis venaient à évoluer, “on pourrait imaginer que les élèves de CM1 et de CM2 soient aussi concernés par le port du masque”. 

Pour les enseignants en maternelle, le port du masque reste recommandé mais n'est pas obligatoire.

Quelle procédure si un cas de Covid est déclaré ? 

"Le protocole élaboré mi-juillet prévoit tous les types de situations" indique Jean-Michel Blanquer. Ainsi, lorsqu'un cas de coronavirus est détectée dans un établissement, "On fait immédiatement des tests sur la classe et sur l'école, et sur tous ceux qui peuvent être concernés, et on remonte la chaîne de contamination pour prendre les mesures d’isolement", raconte-t-il. Des mesures qui seront décidées au cas par cas et qui pourront donner lieu à la fermeture de la classe ou de l'école. 

Les cantines seront-elles rouvertes ?

Le ministre le confirme : "les cantines ont vocation à être ouvertes" dès la rentrée. D'après lui, le protocole sanitaire préparé à la mi-juillet prévoit cette disposition. "[Nous travaillons avec les collectivités locales pour des] cohortes bien espacées qui arrivent à la cantine. Il y a un enjeu d'alimentation de nos enfants", a-t-il avancé.

Un reconfinement local est-il possible ? 

S'il y a une forte circulation du virus, "il faudra accentuer certaines mesures" dans le territoire concerné, annonce le ministre de l'Éducation nationale. Des modalités spécifiques pourront alors être mises en place, comme l'enseignement en ligne, en alternance avec les cours en présentiel. "Des heures de cours sont enregistrées, l'enseignement à distance est prêt" garantit Jean-Michel Blanquer. 

Mais s'il y a besoin, "il pourrait y avoir des reconfinements partiels d’élèves dans des lieux donnés dès le mois de septembre", ajoute-t-il. "Il y a une mesure générale : la rentrée pour tous, puis une capacité d’adaptation territoire par territoire" conclut-il.

Le retour en classe est-il obligatoire pour tout le monde ? 

Le retour à l'école va concerner tous les élèves sans exception, a également assuré le ministre hier soir. "L'enseignement est obligatoire. Il faut arriver à une formule familiale qui permette quand même d'envoyer l'enfant à l'école. On ne peut pas relativiser l'éducation scolaire" a-t-il dit.

Jean-Michel Blanquer a néanmoins précisé qu'un élève, dont un proche serait particulièrement fragile, pourrait ne pas revenir à l'école, seulement s'il est excusé par un certificat médical

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