À partir du 1er novembre, il faudra débourser 46, voire 60 euros, pour certaines consultations médicales plus longues et complexes, résultat des négociations de 2016.

Les nouveaux tarifs entrent en vigueur le 1er novembre 2017
Les nouveaux tarifs entrent en vigueur le 1er novembre 2017 © AFP / GARO / Phanie

En mai dernier, déjà, la consultation classique chez le généraliste avait augmenté de deux euros, passant de 23 à 25 euros. Désormais, deux nouveaux tarifs vont être appliqués par votre médecin, pour les consultations dites "complexes". Leur entrée en vigueur progressive se fait à compter du 1er novembre, avec une prise en charge par l'Assurance maladie de ces tarifs à 70 %, comme pour les consultations classiques, les 30 % restants étant toujours à la charge du patient - ou de sa mutuelle - sauf dans les cas où les affections justifient une prise en charge à 100 %.

Ces nouveaux tarifs, négociés entre assurance maladie et syndicats de médecins libéraux durant l'été 2016, marquent le fait que toutes les consultations ne se valent pas et que certaines d'entre elles exigent plus de temps. On les appelle les consultations complexes voire très complexes. 

46 euros pour la consultation complexe, 60 pour la consultation très complexe

Les consultations dites complexes, qui seront à 46 euros, sont celles considérées comme étant à fort enjeu de santé publique. C'est le cas de la première consultation de contraception et de prévention des maladies sexuellement transmissibles pour les jeunes filles de 15 à 18 ans, que ce soit chez le généraliste, le gynécologue ou le pédiatre. C'est le cas aussi des trois visites obligatoires du nourrisson, à 8 jours, 9 et 24 mois. Le cas également du suivi par le médecin traitant des enfants de 3 à 12 ans qui présentent un risque avéré d'obésité.

Un autre type de consultation, la consultation très complexe, sera facturée par le généraliste à hauteur de 60 euros. Elle concernera des patients et des prises en charges bien définis : les malades rénaux chroniques en attente de greffe, les malformations congénitales graves, les consultations d'annonce de cancer, ou le VIH, la prise en charge de maladies neurologiques ou les maladies graves du fœtus. Autant d'affections qui requièrent une prise en charge plus longue par le médecin lors de la consultation, pour prendre le temps d'expliquer et de rassurer le malade.

Pour les médecins, ces nouveaux tarifs sont la reconnaissance du temps passé avec le patient, forcément plus long dans ces cas-là que les quelques 15 minutes d'une consultation classique. Idem pour la première consultation de contraception pour les jeunes filles où la méfiance croissante vis à vis de la pilule nécessite un effort de pédagogie forcément chronophage. 

Alors que l'Assemblée vient d'enterrer la généralisation du tiers payant, les associations de patients s'inquiètent de leur côté que ces consultations désormais plus onéreuses ne découragent certains d'aller se faire soigner.

Tout ce qui change le 1er novembre
Tout ce qui change le 1er novembre © Visactu
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