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Capture d'écran BFM © Radio France

Après les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher, ils avaient été vivement critiqués, parfois accusés de mettre en danger la vie d'autrui. Le ministère de l'intérieur avait même proposé des réunions avec les médias. Un an plus tard, où en est-on ?

Au lendemain des attentats de janvier, Bernard Cazeneuve en personne avait évoqué la nécessité de réunions pour une meilleure coordination entre médias et pouvoirs publics. Annonce ministérielle qui n'a jamais été suivie d'effet, et ce sont les dirigeants des médias qui en sont les premiers déçus.

Le reportage d'Alexandra Ackoun

Hervé Béroud, directeur de la rédaction de BFMTV, assure qu'il aurait été preneur de conseils sur des situations auxquelles les journalistes ne sont pas toujours préparés.

Pour que l'on nous explique comment réagir quand on reçoit le coup de fil d'un terroriste en train de réaliser une prise d'otages. C'est ce qui nous est arrivé en janvier avec Amedy Coulibaly : on ne savait pas comment réagir, on ne savait pas qui prévenir... Malgré plusieurs relances de notre part, aucune réunion n'a eu lieu.

D'après certains policiers, les forces de l'ordre aussi auraient aimé un dialogue avec les médias. Trop compliqué à mettre en place, explique-t-on du côté de la place Beauvau. Mais c'est peut-être un mal pour un bien, selon le président de l'observatoire de la déontologie, Patrick Eveno.

Les journalistes doivent être au moins un contre-pouvoir, et doivent donc pouvoir disséquer ce que font les pouvoirs. Si on crée une liaison plus étroite entre les médias et l'autorité, on risque de recréer un ministère de l'Information comme il y en a eu entre 1940 et 1975.

Après janvier, seule la consigne de ne pas diffuser d'assaut en direct avait été transmise aux télés, consigne qui a été parfaitement respectée après les attentats de novembre 2015.

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