Nombre de cas, incidence, circulation du variant Delta, vaccination et hospitalisations : voilà ce que disent les derniers indicateurs de l'épidémie en France.

Incidence, nombre de cas, part du variant Delta : le point sur les indicateurs de l'épidémie en ce début juillet.
Incidence, nombre de cas, part du variant Delta : le point sur les indicateurs de l'épidémie en ce début juillet. © Radio France

"L'exemple anglais montre qu'une vague est possible dès la fin juillet", a alerté dimanche soir le ministre de la Santé Olivier Véran, dans une série de messages sur Twitter, notant que "depuis cinq jours, le virus ne baisse plus, il réaugmente, à cause du variant Delta qui est très contagieux". L'épidémie "regagne du terrain, lentement, progressivement", s'est aussi inquiété lundi matin le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, invité de France Inter, jugeant que la vaccination était une "carte maîtresse pour empêcher qu'une nouvelle vague déferle sur notre hôpital". Mais que disent les chiffres et les indicateurs de l'épidémie ?

Le nombre de cas quotidiens recommence à augmenter

Selon les remontées quotidiennes de Santé publique France, le nombre de personnes déclarées positives chaque jour recommence à augmenter légèrement, depuis les derniers jours de juin, dépassant les 2000 cas en moyenne chaque jour

L'incidence reste toujours très basse mais remonte aussi

Logiquement, depuis plusieurs semaines, le taux d'incidence national est en chute avec actuellement, en moyenne, une vingtaine de nouveaux cas de coronavirus pour 100.000 habitants sur la semaine écoulée, après un pic début avril à plus de 365 nouveaux cas quotidiens. Mais, depuis le 27 juin, ce taux repart très légèrement à la hausse, comme le montre notre graphique. 

Dans le Sud-Ouest, les Landes particulièrement touchées

C'est dans ce département que le variant Delta est le plus présent en France. Dans les Landes, le taux d'incidence est le plus élevé de France : plus de 50 nouveaux cas pour 100.000 habitants sur la semaine écoulée. Suivent ensuite Paris, la Seine-Saint-Denis, le Val-d'Oise et deux autres départements du quart Sud-Ouest, les Pyrénées-Atlantiques (31,5) et la Haute-Garonne (31). Mais là encore, nous sommes bien loin de l'incidence mesurée lors des différents pics de l'épidémie. 

C'est chez les moins de 30 ans que l'incidence repart à la hausse

Comme ce fut le cas l'été dernier, l'incidence des 20-29 ans repart légèrement à la hausse passant, au niveau national, de 37 nouveaux cas de coronavirus pour 100.000 habitants à plus d'une quarantaine, selon les dernières estimations de Santé publique France. 

36% des tests criblés porteurs de la mutation L452R

Une explication sans doute assez logique à cette légère remontée ces derniers jours : la propagation du variant Delta, initialement découvert en Inde et désormais majoritaire dans les Landes. La mutation L452R (que l’on retrouve majoritairement sur le variant Delta) est repérée dans plus de 36% des tests positifs criblés

Encore trop peu de jeunes vaccinés

Si près de 90% des 70-79 ans sont vaccinés et 80% des plus de 80 ans, la dynamique de la campagne vaccinale chez les plus jeunes ralentit. Actuellement, moins de 50% des 18-40 ans ont reçu une première dose de vaccin anti-Covid. 

La situation dans les hôpitaux reste stable

Avec près de 8.000 patients dont un peu plus de 1.100 patients hospitalisés en soins critiques (réanimation, soins intensifs, surveillance), la pression sur les hôpitaux est effectivement redescendue. Évidemment, la légère remontée du nombre de cas et la hausse de l'incidence ces derniers jours ne s'observe pas sur la courbe des hospitalisations. Et pourrait ne pas s'observer beaucoup : même si toute la population n'est pas vaccinée, un Français sur deux a reçu une première dose et un sur trois a un parcours vaccinal complet. Cela devrait freiner les formes graves et limiter le nombre d'hospitalisations.