Elle s’appelle Meredith Kopit Levien, et depuis ce mardi 8 septembre, elle est devenue la plus jeune dirigeante à occuper le poste de PDG du New York Times. Elle succède à Mark Thompson qui était là depuis 2012.

Meredith Kopit Levien lors de la conférence "The Makers" en février 2020 à Los Angeles
Meredith Kopit Levien lors de la conférence "The Makers" en février 2020 à Los Angeles © AFP / Rachel Murray / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

À 49 ans, Meredith Kopit Levien a déjà une carrière impressionnante derrière elle, passée notamment par le mensuel The Atlantic et Forbes. Elle rejoint le New York Times en 2013, en tant que responsable de la publicité. Régulièrement promue, elle devient numéro 2 de la partie financière et administrative du quotidien en 2017, et depuis ce 8 septembre, elle désormais est aux commandes. Elle est la deuxième femme dans l’histoire du journal à occuper le poste de PDG, après Janet Robinson de 2004 à 2011. 

Elle a largement contribué au virage pris par le New York Times sur internet, avec à la clé le succès du modèle payant en ligne. Aujourd’hui le quotidien compte 5, 7 millions d'abonnements à la version numérique, sur 6,5 millions au total, avec l’objectif d’atteindre les 10 millions d’abonnés en 2025. Au mois d’août, pour la première fois les recettes du numérique dépassaient celle du journal papier sur un trimestre, permettant au New York Times de faire face à la baisse des revenus publicitaires engendrée par la crise sanitaire notamment. 

Le journalisme d’investigation avant tout

Meredith Kopit Levien défend aussi, avec ferveur, le journalisme d’investigation, comme dans cet entretien accordé en marge d’une conférence "The 2020 Makers" réunissant des femmes d’influences à Los Angeles en février : "Le jour où le scandale sur Harvey Weinstein a éclaté" dit-elle, "il était clair que c’était le meilleur travail que le New York Times puisse faire, c’était profondément documenté (…) Si vous investissez dans un journalisme indépendant, original et de qualité, vous trouvez un public pour ce genre de journalisme". Meredith Kopit Levien voit loin : elle estimait dans les colonnes de son propre journal le 22 juillet que le réservoir de lecteurs non abonnés - pour l’instant-  au New York Times s’élève à 100 millions de personnes.

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