L'association le Nid
L'association le Nid © Florence DURAND/SIPA

L'association le Refuge qui recueille les adolescents rejetés par leurs familles en raison de leur orientation sexuelle, propose lundi et mardi des journées d'action et de sensibilisation.

Films, conférences, stands d'informations, expositions à Paris mais aussi Montpellier, Lyon, Toulouse, Lille, Bordeaux, Nice, Rennes, Strasbourg et Besancon. Des manifestations qui reçoivent le soutien de Jane D.Hartley, ambassadrice des Etats Unis en France qui remettra un prix spécial aux fondateurs de l'association pour leur engagement contre l'homophobie et la transphobie.

Le Refuge vient en aide aux jeunes homosexuels en détresse. L'association accueille, via les 15 antennes créées dans toute la France, 200 jeunes gays, lesbiennes ou transgenres, forcés, parfois sous la menace, de fuir leur domicile en raison de leur orientation sexuelle.

Parmi eux, Clément, un jeune de 22 ans rejeté par sa famille du jour au lendemain.

Malgré sa carrure imposante, et ses trois piercings sur le visage, Clément, 22 ans, a l'air réservé. C'est à 18 ans, que le jeune homme décide de parler de son homosexualité à sa famille très chrétienne. La nouvelle est mal prise mais il continue de vivre chez ses parents le temps de finir ses études. Un soir de septembre 2015, il trouve ses affaires devant la porte. Timidement, Clément raconte son histoire :

Je revenais d’une sortie entre ami. Quand je suis arrivé toutes mes affaires étaient devant la porte avec un mot : "au revoir, bon voyage".

A partir de là, Clément enchaîne les centres d'hébergement et les foyers. Avant d'arriver au refuge il y six mois, il est même obligé de vivre dans la rue.

Je vivais sous les ponts, je faisais la manche

L'aide apportée par l'association lui permet de trouver un travail et un toit.

Clio Leonard est la déléguée régionale de l'association pour Paris Ile-de-France. Des jeunes comme Clément elle en voit tous les jours. Pour elle la tendance ne faiblit pas.

Clio Leonard

Ce sont toujours les mêmes chiffres, on ne voit pas de baisse et les jeunes ont un sentiment de culpabilité

Depuis qu'il est au Refuge Clément n'a pas eu de nouvelles de son père. Il souhaite désormais changer de nom de famille. Quant à sa mère, malgré la rancœur, Clément s'est fait tatouer sur la main droite, une rose qui la représente.

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