Lancé samedi sur Twitter à l'initiative de militantes du collectif #NousToutes, le mot-clé a suscité une vague de témoignages. Un élan provoqué par le livre de Camille Kouchner, "La Familia Grande".

Le hashtag #MeTooInceste a été lancé samedi 14 janvier sur Twitter
Le hashtag #MeTooInceste a été lancé samedi 14 janvier sur Twitter © captures d'écran

C'est une déferlante. Ce lundi 18 janvier à la mi-journée, le hashtag #MeTooInceste regroupait plus de 77 000 messages sur Twitter, d'après la plateforme de veille Visibrain. Sous ce mot-clé, des milliers d'utilisateurs du réseau social, certains très exposés, d'autres anonymes, racontent depuis samedi les viols et agressions sexuelles subis durant l'enfance au sein du cercle familial. 

Un vaste mouvement de libération de la parole, qui a permis, en l'espace de 48 heures, d'extraire des milliers d'histoires du huis clos de pénombre et de silence où elles étaient jusqu'ici enfermées. 

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Une vague initiée par des membres du collectif #NousToutes

Devenu l'un des plus populaires durant le week-end sur Twitter, le hashtag "MeTooInceste" a été lancé par des membres du collectif féministes #NousToutes, dans le sillage de l'affaire Olivier Duhamel, accusé dans un livre d'avoir violé son beau-fils lorsque celui-ci était adolescent

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Après un premier message de Marie Chevenance jeudi, des militantes décident de publier simultanément samedi sur le réseau social 180 messages, afin de créer une impulsion. L'élan provoque finalement un raz-de-marée inespéré. 

"J'avais 4 ans, 5 ans, 6 ans..."

Des milliers d'internautes se livrent, en désignant parfois nommément leurs agresseurs: un père, un beau-père, un cousin, un oncle... 

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"Omerta familiale"

À travers la multitude de témoignages, on lit l'isolement des victimes et l'injonction au silence. "J'avais 8 ans, et un an après il a tout emporté avec sa mort, parce qu'on 'ne salit pas la mémoire d'un mort'", écrit une internaute. "Nous n'avons pas échappé à l'omerta familiale", raconte une autre.

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Un tabou qui vole en éclats ?

Cette vague de témoignage interpelle ceux qui, par écran interposé, se font les réceptacles d'une parole enfin libérée. Avec la prise de conscience de l'ampleur du phénomène. 

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D'après les spécialistes, en moyenne deux enfants par classe sont victimes d'inceste.