Doit-il porter secours aux victimes ? Doit-on, utilisateurs, rester passifs devant de tels contenus ?

La voiture du fugitif encerclée par la police de Cleveland
La voiture du fugitif encerclée par la police de Cleveland © Reuters / Robert Frank

Dans sa revue de presse, Catherine Boullay revient sur un article du New York Times interrogeant la responsabilité de l'entreprise de Mark Zuckerberg.

Au cours du week-end de Pâques, Steve Stephens se baladait en voiture dans les rues de Cleveland à la recherche d'un "meurtre à commettre" selon ses propres dires. Ce qu'il exécuta lorsqu'il tomba sur Robert Godwin Sr. Ce meurtre par balle est filmé puis posté sur le réseau social Facebook. Le meurtrier se donne la mort après 3 jours de traque.

La vidéo est retirée à la demande du petit-fils

Sa vidéo tourne plus de 2h avant d'être retirée à la demande du petit-fils de la victime et d'autres utilisateurs.

Ce qui bien évidemment questionne la responsabilité du réseau social quand à la diffusion de certains contenus. Ces dernières années, Facebook n'a cessé d'encourager ses utilisateurs à s'approprier la vidéo. Et Mark Zuckerberg de se garder d'en vérifier les contenus.

Avant cet assassinat en ligne, il y a eu d'autres précédents. Déjà aux Etats-Unis, un homme tué par la police au feu rouge avait été filmé par sa femme qui avait ensuite posté la vidéo suscitant l'émoi des internautes. En Suède, le viol d'une jeune femme avait été relayée sur un groupe privé. Et plus récemment, en février dernier, les utilisateurs avaient pu assisté au meurtre en direct de deux journalistes en République Dominicaine lors d'un FacebookLive.

Alors jusqu'où va la responsabilité de Facebook ?

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