Dominique Baudis, le Defenseur des droits et Marie Derain, la Defenseure des enfants
Dominique Baudis, le Defenseur des droits et Marie Derain, la Defenseure des enfants © MaxPPP/IP3/

En cette Journée Internationale des droits de l'enfant , la défenseure des enfants, Marie Derain, a formulé dix propositions pour que la parole des enfants soit mieux écoutée par la justice, notamment lors des divorces.

Dans son rapport remis mercredi au président de la République, la Défenseure des enfants recommande de "reconnaître une présomption de discernement à tout enfant qui demande à être entendu par un juge dans une procédure qui le concerne". Charge ensuite au magistrat d'apprécier son discernement et sa maturité.

Les séparations conflictuelles représentent le premier motif de saisine (22,5% du total) de la défenseuse des enfants. Des mineurs ou leurs parents lui ont écrit pour se plaindre que les enfants n'avaient pas été entendus dans le cadre de la procédure de divorce.

Pour Marie Derain, l'enfant doit avoir la possibilité de "donner son avis et faire connaître son sentiment dans le cadre d'une procédure ayant pour objet le droit de visite d'un tiers à son égard". La défenseuse demande donc dans son rapport que les juges aux affaires familiales et les avocats soient formés à écouter les mineurs et à leur communiquer clairement les décisions qui les concernent.

D'abord ignorée, puis sacralisée, la parole des enfants en justice est un sujet sensible

"La question, c'est de prendre en compte la parole de l'enfant pour lui donner les moyens de s'exprimer, de prendre en charge sa douleur", explique Dominique Baudis, le Défenseur des droits,

Le reportage de Julie Pietri

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