Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a annoncé lundi la création de deux centres pérennes d'accueil des migrants de Calais.

Les migrants qui sont encore à Calais n'ont accès ni à l'eau ni aux sanitaires. Il leur sera proposé de rejoindre les deux nouveaux centres d'accueil dans les jours à venir.
Les migrants qui sont encore à Calais n'ont accès ni à l'eau ni aux sanitaires. Il leur sera proposé de rejoindre les deux nouveaux centres d'accueil dans les jours à venir. © AFP / DENIS CHARLET

Quelques heures après la décision défavorable du Conseil d'État, qui a confirmé ce lundi que des mesures doivent être prises pour améliorer les conditions de vie des migrants de Calais, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a annoncé la création imminente de deux centres d'accueil pérennes dans deux communes de la région.

Ces deux nouvelles structures, situées à Bailleul, entre Lille et Dunkerque, et à Troivaux, dans le Pas-de-Calais, disposeront de 300 places. Les deux sites doivent ouvrir dans une dizaine de jours, a précisé le ministre, qui estime qu'il subsiste aujourd'hui entre 350 et 400 migrants à Calais malgré la fermeture du centre d'accueil en 2016, et jusqu'à 500 personnes lors des "pics d'affluence".

Les migrants qui refusent de quitter Calais vont être informés afin qu'ils puissent s'inscrire pour être volontairement hébergés dans l'un des deux centres.

Créer des points d'eau et des sanitaires à Calais

Ce lundi matin, le Conseil d'État avait validé, contre l'avis du ministère de l'Intérieur, la nécessité de mesure d'aides aux migrants de Calais, confrontés à "des traitements inhumains et dégradants".

La plus haute juridiction administrative a donné son feu vert à l'ordonnance du tribunal administratif de Lille qui, s'il avait écarté le 26 juin la création d'un nouveau centre d'accueil d'urgence pour migrants à Calais, avait ordonné à l'État et à la commune la mise en place de mesures pour leur venir en aide, comme la création de points d'eau et de sanitaires.

Saisi par onze associations et une cinquantaine de migrants, le tribunal avait également enjoint au préfet d'organiser, à destination des migrants qui le souhaitent, des départs depuis la commune de Calais vers les centres d'accueil et d'orientation ouverts sur le territoire français, dans lesquels des places sont disponibles.

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