Des lycéens manifestent dans les rues de Paris le 14 avril, contre le projet de loi travail
Des lycéens manifestent dans les rues de Paris le 14 avril, contre le projet de loi travail © IP3 PRESS/MAXPPP / IP3 PRESS/MAXPPP

Deux membres de la direction du collège-lycée Voltaire, à Paris, ont été agressés jeudi, en marge du blocage de l'établissement. "Si les pouvoirs publics ne savent pas maintenir l'ordre, fermons les lycées ", réagit le syndicat des proviseurs.

L'agression s'est produite en tout début de matinée, ce jeudi. À l'heure où des élèves installaient poubelles et barrières à l'entrée de leur cité -le groupe scolaire Voltaire, un collège-lycée-, le principal adjoint, présent sur les lieux, a été frappé derrière la tête. "Un coup violent, porté par un jeune homme non-identifié" , d'après le rectorat.

De son côté, la proviseure adjointe a reçu "un sac de gravats, jeté par un des élèves de l'établissement ". Ces deux membres de la direction ont déposé plainte.

Une "simple bousculade"

Au micro de la journaliste de France Inter, Mathilde Dehimi, un lycéen évoque, lui, une "simple bousculade ", ainsi que quelques oeufs, jetés en réponse à des menaces d'expulsion. Le coup donné au proviseur ? Une "chiquette ", assure-t-il.

►►► ECOUTEZ | Le reportage de Mathilde Dehimi au lycée Voltaire, à Paris.

Pas un cas isolé

Depuis le début du mouvement de protestation des lycéens, le nombre de personnels blessés ou agressés se compte "par dizaines ", d'après les syndicats. À Paris, la proviseure d'un lycée du 13ème arrondissement a ainsi été frappée par un individu cagoulé, en s'interposant entre des élèves. Résultat : de multiples fractures et un mois d'arrêt de travail.

Philippe Tournier, le secrétaire général du SNPDEN (syndicat des personnels de direction), ne comprend pas que le gouvernement ne condamne pas plus fermement ces blocages, émaillés de violences.

Nous sommes en charge de la sécurité, et non pas du maintien de l'ordre. Si les pouvoirs publics ne peuvent pas maintenir l'ordre, qu'ils le disent, et qu'on ferme les lycées ! La fermeture des établissements, c'est la seule solutionqui ait montré son efficacité.

10% du trimestre perdu

Selon ce même syndicat, les lycéens parisiens victimes de ces blocages ont pris un tel retard dans le programme qu'ils auraient perdu jusqu'à 10% du troisième trimestre. En quelques semaines, "certains établissements ont été bloqués une dizaine de jours, soit une soixantaine de cours perdus, et qu'on ne pourra pas rattraper. "

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