Les militants pour le climat se feront entendre dans une centaine de villes en France. La mobilisation pour faire bouger le gouvernement sur les questions d'environnement est de plus en plus grande chez les citoyens, partout en Europe. Une grande manifestation est également prévue à Bruxelles.

Mobilisation pour le climat le 8 décembre 2018 à Bordeaux
Mobilisation pour le climat le 8 décembre 2018 à Bordeaux © AFP / NICOLAS TUCAT

Les militants pour le climat se donnent rendez-vous dans de nombreuses villes de France. Des groupes de citoyens se constituent pour préparer un "printemps climatique". La nouvelle journée de mobilisation ce dimanche est organisée par des collectifs de citoyens et des associations plus connues comme Greenpeace ou le WWF.  En décembre dernier, en pleine agitation sociale des "gilets jaunes", le défilé parisien avait réuni 20.000 personnes, malgré un appel à l'annuler lancé par l'ancien ministre de l'Ecologie Nicolas Hulot.

Cette fois, cent cinquante événements, rassemblements, débats ou autres sont au programme.

A Paris, plutôt que d'appeler à une 4e marche pour climat depuis la rentrée de septembre, les organisateurs proposent un format différent :  une agora, place de la République,  pour faire émerger de solutions concrètes pour le climat.  

Les gens discuteront par deux puis par quatre et enfin par huit. "Ça permet d'échanger, de créer des liens et d'envisager des actions à mener", espèrent les organisateurs. 

Le réchauffement entre dans une phase clé, avec à l'horizon proche un seuil de +1,5°C porteur de grands bouleversements. Et dans le même temps, les émissions de gaz à effet de serre repartent à la hausse.  Alors quels moyens d'actions ? Les poursuites judiciaires et la rue ! répondent nombre d'ONG.

La pétition appelant à un recours contre l'Etat français a recueilli en un mois 2,1 millions de signatures.  Le collectif Citoyens pour le climat voit arriver des personnes nouvelles, pas militantes au préalable, mais des familles, ou des personnes qui prennent conscience de l'urgence. Les militant évoluent, les modes d'action aussi.  Les jeunes sont désormais impliqués, et un appel international est lancé pour des grèves scolaires pour le climat le 15 mars prochain.

Forte mobilisation à Bruxelles, les jeunes manifestent aussi

La mobilisation dépasse les frontières. Une grande manifestation est prévue à Bruxelles. Des dizaines de milliers de personnes sont attendues dans les rues à partir de 13h pour une marche contre les changements climatiques. 

L’espoir des organisateurs est de rassembler encore plus de manifestants que lors de la marche du 2 décembre dernier qui avait réuni entre 75 000 et 100 000 personnes. Ils devraient être largement aidés en ce sens par la mobilisation grandissante de la jeunesse puisque ces trois derniers jeudi les écoliers et étudiants ont défilé dans les rues de la capitale belge. A

« La planète n’aura pas d’examen de rattrapage », « les dinosaures aussi pensaient qu’ils avaient le temps », « il n’y a pas de planète B », « arrêtez de nous voler notre avenir », lisait-on sur les pancartes. Leur mobilisation a été grandissante. Ils étaient 3 000 écoliers flamands dans la rue pour le premier acte, puis 12 000  le jeudi suivant avec l’arrivée des écoliers francophones et il y a trois jours ils ont réussi à se rassembler à 35  00 avec la mobilisation qui s’étend désormais aussi aux étudiants. 

Ce sont donc les plus jeunes, en Flandre, qui ont lancé le mouvement en séchant les cours ou plutôt en "brossant les cours" comme disent les Belges, suivant l’exemple de la jeune suédoise Greta Thunberg qui a d’ailleurs qualifié de héros les jeunes manifestants de jeudi. Ils seront là et  promettent de revenir aussi tous les jeudis tant que les politiciens ne seront pas à la hauteur.

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