Dans le passé déjà, plusieurs terroristes y avaient séjourné où y s’y étaient procuré des armes.
Dans le passé déjà, plusieurs terroristes y avaient séjourné où y s’y étaient procuré des armes. © MaxPPP

Près de 3.000 personnes se sont rassemblées mercredi soir sur la place de la commune belge en soutien aux victimes des attentats de Paris. Un geste de solidarité des quelque 96.000 habitants de ce petit quartier populaire réputé terreau du jihadisme européen, qui s'est retrouvé au coeur de l'actualité internationale depuis.

Il s’agissait, outre soutenir les victimes des attentats à Paris, d’adresser, en quelque sorte, un message : "non, le quartier n’était pas un repaire de terroristes". Les frères Abdeslam, dont l’un s’est fait exploser boulevard Voltaire et l’autre est a priori toujours en fuite vivaient pourtant à Molenbeek, tout comme le commanditaire présumé des attaques Abdelhamid Abaaoud. Dans le passé déjà, plusieurs terroristes y avaient séjourné où y s’y étaient procuré des armes.

> Ecoutez le reportage dans la commune belge de Géraldine Hallot :

On retrouve le nom de Molenbeek dans de nombreuses affaires de terrorisme : les attentats de Madrid, la tuerie au musée juif de Bruxelles, l’attentat raté du Thalys. Ces dernières années, cinquante jeunes de Molenbeek sont partis faire le djihad en Syrie, tandis que les responsables musulmans sont parfois débordés par des prêcheurs radicaux qui officient en dehors des mosquées établies.

Vous manquez de courage

Un enseignant de l’Institut de la Providence raconte ainsi que dans sa classe, des élèves lui ont reproché de ne pas être parti se battre en Syrie. "Vous manquez de courage", lui a-t-on glissé. "Face à de tels propos, confie le professeur, on mesure la tâche qu’on a à accomplir pour ramener ses élèves parmi nous."

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