Les associations cyclistes se rassemblent samedi à Paris et en région, pour demander respect et bienveillance à l’égard des usagers du vélo, toujours plus fragilisés sur la route.

Crash-test, avec un mannequin à vélo organisé par la préfecture de police de Paris et l'assureur MMA
Crash-test, avec un mannequin à vélo organisé par la préfecture de police de Paris et l'assureur MMA © AFP / FRANCOIS GUILLOT

Les sonnettes de vélo devraient retentir samedi 17 juin à 10h Place de la Bastille, mais aussi devant les préfectures de région un peu partout en France, à l’appel du mouvement "Mon vélo est une vie", qui entend réunir tous les acteurs, pratiquants et usagers du vélo munis de leur vélo, de leur casque et d’une sonnette pour faire retentir l’appel au respect des règles élémentaires de sécurité routière et à la bienveillance. Ils attendent beaucoup du président Macron, qui, s'il s'affiche volontiers sur les pédales en une des journaux, a aussi pris, alors qu'il était candidat, des engagements écrits pour mettre en place un "Fonds Vélo".

Un hommage sera également rendu aux cyclistes victimes de la route et à leurs proches : les participants sont invités à se coucher à côté de leur vélo et à respecter une minute de silence.

La mortalité routière en hausse chez les cyclistes

Selon les chiffres de l'Observatoire national de la Sécurité routière, la mortalité routière des cyclistes et des piétons est en hausse en 2016 (+7%), alors que celle des automobilistes marque un recul (-2%). Les usagers vulnérables (piétons, cyclistes, cyclos, moto) représentent toujours 42% des personnes tuées alors que leur proportion dans le trafic est très faible (source Baromètre ONISR janvier 2017).

Voiture vs vélo

Alors que le port du casque pour les enfants de moins de 12 ans est obligatoire depuis mars 2017 (sous peine d'une amende de 90 euros), les usagers du vélo veulent aussi que les automobilistes changent d'attitude pour se partager la route. Au mois de mai dernier, c'est le cycliste professionnel Chris Froome, en plein entrainement sur une route près de Monaco, qui témoigne de son altercation avec un conducteur. Ce dernier lui fonce dessus : le coureur n'est pas touché, mais il peut dire adieu à son vélo :

Et le phénomène n'est pas rare, à tel point que le coureur Arnaud Démare se fait porte-parole de la cause, sur le critérium du Dauphiné libéré : "Je prends 10 secondes pour dire à tout le monde de partager, cyclistes et automobilistes (...) Respectons nous." D'autres sportifs lui ont emboîté le pas dans ces appels au respect et un jeune cycliste de 16 ans, Julles Gellé, a même lancé une pétition qui sera remise à la ministre des Sports Laura Flessel :

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