La France a dépassé en 2014 l'objectif européen de descendre sous la barre de 10% de jeunes de 18 à 24 ans sans diplôme
La France a dépassé en 2014 l'objectif européen de descendre sous la barre de 10% de jeunes de 18 à 24 ans sans diplôme © MaxPPP

La ministre de l'Éducation nationale s’est réjouie ce mardi d’un recul du décrochage scolaire, qui passe de 136.000 élèves décrocheurs en 2010 à 110.000 décrocheurs en fin 2014.

"L'objectif de campagne de François Hollande de diviser le décrochage par deux d'ici à la fin du quinquennat est "à portée de main (...) si nous continuons cette mobilisation", s’est réjouie la ministre de l’Education nationale. Lors d’une conférence de presse donnée ce mardi matin, Najat Vallaud-Belkacem s’est félicitée d’un recul du décrochage scolaire, qui passe ainsi de 136.000 élèves décrocheurs en 2010 à 110.000 décrocheurs en fin 2014.

Des chiffres plus récents et "encore plus encourageants"

La ministre a expliqué avoir pris pour comparaison l'année 2010, en l'absence depuis de recensement précis des décrocheurs chaque année, alors qu'on disposait seulement de "simples estimations". Najat Vallaud-Belkacem avait lancé un plan de lutte contre le décrochage en novembre 2014, après de précédentes mesures prises par ses prédécesseurs Luc Chatel et Vincent Peillon. La rue de Grenelle dispose maintenant de chiffres plus récents, qui "ne sont pas encore consolidés" et qui "sont encore plus encourageants", a-t-elle affirmé.

La France a aussi dépassé en 2014 l'objectif européen de descendre sous la barre de 10% de jeunes de 18 à 24 ans sans diplôme, tombant à 9%, a-t-elle ajouté, ce qui représente un total de 494.000 jeunes ni en emploi ni en formation, au lieu de 620.000 cinq ans plus tôt. Une note de la direction statistique du ministère publiée en mars 2015 indique que la France se situait déjà sous le seuil de 10% en 2013, avec 9,7% de sorties précoces.

L’importance de la "remédiation"

La ministre a souligné que la lutte contre le décrochage passait par la "remédiation", c'est-à-dire le "raccrochage" des jeunes qui se sont désintéressés de leurs études, via différentes solutions comme des parcours aménagés dans la scolarité classique avec la possibilité de faire des stages et revenir, des établissements innovants comme les lycées de la seconde chance ou le service civique.

Mais elle passe aussi par la prévention : associer les parents, qui peuvent s'adresser à un numéro vert, la mise en place de référents décrochage dans les établissements, le repérage et le suivi des premiers signes comme l'absentéisme ou une baisse des résultats. La France a dépassé en 2014 l'objectif européen de descendre sous la barre de 10% de jeunes de 18 à 24 ans sans diplôme.

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