Najat Vallaud-Belkacem, septembre 2014.
Najat Vallaud-Belkacem, septembre 2014. © ETIENNE LAURENT/epa/Corbis

Critiquée par la droite, la ministre de l'Éducation nationale a été ovationnée ce samedi à Reims par les militants de la FCPE qui tiennent leur 69ème congrès. Najat Vallaud-Belkacem en a profité pour défendre sa réforme du collège.

La ministre est arrivée à Reims en terrain conquis. La Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), qui tient son 69e congrès à Reims, avait dès le mois d'avril soutenu la réforme du collège portée par Najat Vallaud-Belkacem. Cette dernière a d'ailleurs été ovationnée par les participants lors de son discours.

La réforme des collèges répond à la demande des familles qui souhaitent un système scolaire où les enfants ne soient distingués qu'en fonction de leur mérite. Les familles nous demandent une école qui soit à la fois capable de développer le goût de l'excellence et en même temps de rattraper ceux qui sont en difficulté, un système scolaire où les enfants ne soient distingués qu'en fonction de leur mérite et c'est le sens de la réforme du collège.

► ► ► DOCUMENT | La réforme du collège de A à Z (fichier PDF)

Najat Vallaud-Belkacem a également affirmé que cette réforme "conserve l'ambition d'un collège unique pour faire acquérir à toute une classe d'âge un bagage commun exigeant, mais sort de l'uniformité car tous les enfants ne sont pas pareils.

"Pas d'autorité exclusive du chef d'établissement"

Comparant l'école de la République à une famille nombreuse, la ministre a estimé que les parents n'ont pas "envie de ne se consacrer qu'à ceux qui s'en sortent naturellement le mieux en leur donnant toujours plus de temps et d'efforts :

Quand vous êtes le parent d'une telle fratrie, vous êtes attaché à chacun de vos enfants et vous répartissez vos efforts pour permettre à ceux qui sont le plus en difficulté de s'élever et à ceux qui sont en avance d'aller plus loin, c'est ce que nous demandons à l'école.

Des rencontres avec les syndicats doivent être organisées dès la semaine prochaine, pour discuter des modalités d'application de la réforme qui entrera en application à la rentrée. La ministre a par ailleurs tenté de rassurer les enseignants qui dénonce le pouvoir des chefs d'établissement dans le cadre de l'autonomie accrue accordée aux collèges : la ministre a affirmé que cette autonomie ne "serait pas une forme d'autorité exclusive du chef d'établissement, mais une autonomie des équipes pédagogiques".

La réforme du collège
La réforme du collège © Radio France
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