Depuis le 8 juin dernier, un monument temporaire est constitué de la fontaine utilisée lors de l'hommage national du 14 octobre dernier.

"En mémoires de nos anges", à Nice, les habitants sont nombreux à rendre hommage aux victimes de l'attentat.
"En mémoires de nos anges", à Nice, les habitants sont nombreux à rendre hommage aux victimes de l'attentat. © AFP / Erick GARIN

Cette fin de la semaine est marquée par une journée d'hommage aux victimes de l'attentat de Nice. Le 14 juillet 2016, 86 personnes sont mortes sur l'emblématique Promenade des Anglais, renversées par le camion de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel. Plus de 400 autres ont été blessées.

France Inter vous propose une série de reportages toute cette semaine, avant la cérémonie de vendredi, dans une ville qui reste aujourd'hui traumatisée par cette attaque terroriste inédite.

Depuis le 8 juin dernier, un monument temporaire est constitué de la fontaine utilisée lors de l'hommage national du 14 octobre dernier. Fontaine surmontée d'un cœur en verre formé par les noms des disparus. Il est installé dans le jardin de la villa Masséna, le musée de la ville de Nice. Emmanuel Macron, le chef de l'Etat, y est attendu vendredi, jour anniversaire du drame. Il rencontrera en privé les familles, les proches, à l'issue d'une cérémonie solennelle.

Les palmiers, les parterres de bégonias, les bouquets d’agapanthe, les allées soignées… Cet agréable jardin du musée de la ville adossé à la Promenade des Anglais devient un lieu de pèlerinage surveillé par un agent de sécurité.

Le discret mémorial provisoire attire une trentaine de personnes chaque heure. Cette touriste originaire de Béziers l’a cherché un moment. "C'était obligé qu'on vienne voir le jardin des souvenirs. Ça nous a vraiment touché." Cette femme repart avec une photo, pour d’autres, c’est un signe de croix, un moment de recueillement, un petit mot parfois griffonné sur le livre d’or. Des Niçois aussi passent régulièrement minés par l’incompréhension. Mickaël, le Finlandais, lui, est venu par hasard en sortant du musée. "Je connais une fille française qui était là, du coup c'est émouvant c'est touchant."

Tatiana a perdu une compatriote russe dans l’attentat et elle voudrait qu’il y ait foule ce 14 juillet à Nice. "Pour montrer qu'on a pas peur et que l'on a pas la haine."

Le reportage de Béatrice Dugué

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