[scald=95377:sdl_editor_representation]AYRTE, Charente-Maritime (Reuters) - Nicolas Sarkozy a assuré mardi qu'il se penchait sur le sort de l'usine sidérurgique d'ArcelorMittal à Florange (Moselle), actuellement à l'arrêt et dont les salariés disent craindre une fermeture définitive.

Environ 200 sidérurgistes ont envahi lundi matin les locaux de la direction à Florange (Moselle), avec l'intention de s'y maintenir tant que l'entreprise n'aura pas annoncé le redémarrage des deux hauts-fourneaux. .

En marge d'un déplacement sur un site d'Alstom en Charente-Maritime, le chef de l'Etat a assuré avoir parlé au téléphone avec la direction et a dit se pencher sur le dossier.

"Entre ce matin et ici, j'ai eu les dirigeants d'ArcelorMittal pour parler de Florange, on aura l'occasion d'en reparler. Moi je ne veux pas que Florange meure. Alors bien sûr il y a la crise et il y a moins de demande d'acier, mais je pense en cette année 2012 qu'on fera tout pour que Florange rouvre", a-t-il dit.

Nicolas Sarkozy avait promis en 2008 d'empêcher, au besoin par l'injection de fonds publics, la fermeture d'un autre site de la même société à Gandrange (Moselle), mais cette promesse n'a pas été tenue et l'usine a bien été fermée.

Les adversaires du candidat UMP en ont fait un symbole de ce qu'ils voient comme les échecs du président et les sidérurgistes locaux ont même érigé à Gandrange un monument commémorant cet événement.

Yann Leguernigou, avec Thierry Lévêque, édité par Patrick Vignal

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