Sur les réseaux sociaux fleurissent ces dernières semaines des messages informant d'un reconfinement le 26 ou le 28 octobre. C'est impossible à confirmer. Car si le gouvernement ne ferme pas la porte à des mesures localisées de confinement, personne ne sait pour l'instant où, quand et même si cela pourrait arriver.

Aucun élément ne permet de confirmer cette hypothèse d'un nouveau confinement et encore moins la rumeur selon laquelle de grandes entreprises auraient reçu des directives.
Aucun élément ne permet de confirmer cette hypothèse d'un nouveau confinement et encore moins la rumeur selon laquelle de grandes entreprises auraient reçu des directives. © Radio France / Capture d'écran

Reconfinement ? De nombreux messages insistent ces derniers semaines, sur les réseaux sociaux, autour de la rumeur d'un confinement programmé courant de la deuxième semaine des vacances de la Toussaint. Cette décision interviendrait, selon un certain nombre d'internautes, entre le 26 et le 28 octobre. Si la situation sanitaire s'est clairement aggravée ces dernières semaines en France et que certains se disent favorable à un reconfinement ou des reconfinements locaux, rien ne permet pourtant de confirmer ces dates qui circulent en ligne.  

Impossible à confirmer, difficile de préjuger

Au cœur de cette fausse information, une capture d'écran d'un échange sur une boucle WhatsApp, d'apparence peu fiable, partagée massivement via d'autres groupes privés, sur Facebook ou Twitter. Le message est ainsi ensuite décliné de différentes manières, soit par des copier-coller, soit des captures d'écran. Le texte indique notamment que de grandes entreprises françaises auraient reçu cette information, dans le but de s'organiser. Mi-octobre, la journaliste de Cnews, Christine Kelly, avait également relayé cette rumeur dans un tweet, évoquant la date du 26 octobre. 

Pourtant, comme l'a démontré récemment le site de vérification d'information de Libération, Checknews, aucun élément ne permet de confirmer cette hypothèse d'un nouveau confinement et encore moins la rumeur selon laquelle de grandes entreprises auraient reçu des directives. 

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... mais l'exécutif ne ferme pas la porte à cette solution

La situation reste toutefois très préoccupante en France, comme l'ont souligné tour à tour ces derniers jours le Premier ministre ou le ministre de la Santé Olivier Véran. L'état sanitaire du pays laisse ainsi imaginer un durcissement des restrictions dans les prochaines semaines. Mais aucune date précise n'est avancée. 

"Il est trop tôt aujourd'hui pour dire si on va vers des reconfinements locaux ou plus larges", soulignait toutefois Emmanuel Macron, vendredi, au lendemain de l'annonce d'une extension des couvre-feux. Alors que Jean Castex avait évoqué la veille des "mesures beaucoup plus dures" si l'épidémie n'était pas freinée. Les mesures déjà prises n'ont toutefois "pas vocation à être réduites mais elles seront peut-être renforcées si elles ne sont pas suffisamment efficaces", a averti le chef de l'Etat. Soit "en s'étendant géographiquement", soit en ciblant plus précisément "les lieux et les moments où l'épidémie se propage le plus vite"

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"Dans la phase où nous sommes, nous n'avons d'autre choix, compte tenu du nombre d'infections par jour, que de réduire notre vie sociale au maximum (...) si on veut vraiment préserver notre système de santé et nos concitoyens", a-t-il poursuivi, précisant que "nous aurons en milieu de la semaine prochaine une vision plus claire de l'impact des mesures que nous avons prises et nous aurons des décisions à prendre les prochaines semaines pour ajuster les choses". Samedi, invité de franceinfo, le secrétaire d'Etat chargé de la Transition numérique Cédric O a pour sa part concédé que si la situation sanitaire ne s'améliore pas "il faudra probablement prendre des mesures plus dures"

Certains appellent à un reconfinement, d'autres non

Dimanche, les médecins de l'Union régionale des professionnels de santé libéraux (URPS) de la région Auvergne-Rhône-Alpes, durement touchée par l'épidémie, ont réclamé un élargissement du couvre-feu et un confinement de la population le week-end, estimant que "la situation est grave et le temps n'est plus aux demi-mesures". "L'élargissement immédiat des horaires du couvre-feu à partir de 19 heures en semaine et l'instauration d'un confinement les samedis et dimanches sont nécessaires", soulignent-ils dans un communiqué, rapprochant les "demi-mesures du couvre-feu actuel" à la "drôle de guerre de 1939-40".

Pour sa part, l'épidiomologiste Catherine Hill, estime par exemple que le confinement ou le couvre-feu sont des mesures inefficaces et contre-productives. "Ça a un petit impact, mais pas suffisamment pour enrayer la catastrophe qui va nous tomber sur la tête dans pas longtemps. Par ailleurs, c'est comme mettre la viande à mariner dans son réfrigirateur et la ressortir après, l'épidémie repart ensuite si l'on en profite pas pour tester massivement", estime-t-elle, préconisant des campagnes massives de tests