Contrairement à ce qui a été annoncé dans plusieurs médias, l'Assemblée nationale n'a pas approuvé un amendement du projet de loi de financement de la sécurité sociale qui aurait autorisé, à titre d'expérimentation, les pharmaciens à vendre des médicaments à prescription médicale obligatoire.

Une pharmacie à Clermont-Ferrand (illustration)
Une pharmacie à Clermont-Ferrand (illustration) © Radio France / Claudie Hamon

La nouvelle a circulé depuis vendredi soir sur les réseaux sociaux et dans plusieurs médias, mais elle est erronée : non, l'Assemblée nationale n'a pas approuvé, vendredi soir, un amendement autorisant, à titre expérimental, les pharmaciens à délivrer des médicaments à prescription médicale obligatoire.

Delphine Bagarry, députée LREM à l'origine de cet amendement proposé dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019, a confirmé ce samedi matin à France Inter qu'après un recompte des voix à main levée, l'amendement avait bel et bien été rejeté

Il s'agissait, avec ce texte, "de confier aux pharmaciens, dans le cadre de protocoles conclus entre médecins et pharmaciens, la délivrance de certains médicaments à prescription médicale obligatoire pour certaines pathologies", expliquait Delphine Bagarry avant le vote. Alors que plusieurs députés, à droite comme à gauche, s'interrogeaient sur "le respect des métiers", la parlementaire, soutenue par la ministre de la Santé Agnès Buzyn, avait assuré : 

"On ne transforme pas le pharmacien en médecin mais on permet, dans l'intérêt des patients, de faciliter la délivrance de certains médicaments".

L'amendement prévoyait une expérimentation sur trois ans dans deux régions, basée sur l'exemple d'autres pays européens comme la Suisse. "Dans des zones _où il est difficile d'avoir un rendez-vous chez le médecin en urgence_, il peut y avoir (...) une forme de coopération qui fasse l'objet d'un bon cadrage", avait précisé la ministre. 

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