48 heures après l'incendie de Notre-Dame de Paris, les risques sont encore élevés aux abords du monument sinistré. L'attaque des flammes a causé des ravages dont certains, invisibles, mettent encore en danger la cathédrale et ses abords.

Vue de l'intérieur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, au lendemain de l'incendie
Vue de l'intérieur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, au lendemain de l'incendie © AFP / Ludovic MARIN

Premier chantier à surveiller : les échafaudages. Une grande armature en fer surplombe encore l’immense trou de ce qui était il y a moins de 48 heures la voûte presque millénaire de Notre-Dame. Ces échafaudages n’ont pratiquement pas bougé mais gênent considérablement le travail des pompiers.

Le deuxième chantier reste la surveillance d’éventuelles reprises de feu. Du plomb fondu a coulé à l'intérieur de jointures, de pierres et de statues. 24 heures après la fin de l’incendie, il y a toujours un risque de réinflammation.

Enfin, troisième chantier, peut-être le plus important (ou en tout cas le plus impressionnant) : les pignons qui soutenaient la voûte, jusqu’à l'incendie. Il s'agit d deux grands triangles de pierre, situés au-dessus de grandes rosaces en verre, qui ne tiennent plus que sur eux-mêmes. Les pompiers tentent avec des experts de consolider certaines parties et d’en démonter d’autres, qui menacent à tout moment de s’écrouler.

Les aléas de la météo

Par sécurité, les habitations, du côté nord de la cathédrale ont été évacuées, mais il y a un risque selon les pompiers : ils craignent notamment un phénomène météorologique soudain, un coup de vent par exemple, qui emporterait les pignons.

Au lendemain de l'incendie, le secrétaire d’État à l’Intérieur Laurent Nunez estimait encore à 48 heures le temps de la consolidation de l’édifice. Mais selon les pompiers, ce ne sera pas avant la fin de la semaine.

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