Ce mercredi 28 octobre 2020, Emmanuel Macron a annoncé un nouveau confinement national, mais cette fois, les établissements scolaires restent ouverts, avec un "protocole" dont les modalités sont encore inconnues.

En prévision de la rentrée lundi, un protocole sanitaire doit être défini pour les établissements scolaires
En prévision de la rentrée lundi, un protocole sanitaire doit être défini pour les établissements scolaires © Maxppp / Cedric Jacquot

C'est une nouveauté de ce deuxième confinement annoncé ce mercredi soir par le président. Les crèches, écoles, collèges et lycées resteront ouverts. Les facultés et établissements d'enseignement supérieur assureront des cours en ligne.

Voici ce qu'a dit Emmanuel Macron :

Quelle est la philosophie d'Emmanuel Macron pour l'éducation ?

"Nos enfants ne seraient être durablement privés d'instruction, d'éducation, de contact avec le système scolaire" a affirmé le chef de l'État. "Trop de conséquences, trop de dégâts, en particulier pour les plus modestes" a-t-il ajouté.

Écoles, collèges, lycées ouverts, mais avec quel protocole ?

"Les crèches, les écoles, les collèges et les lycées demeureront ouverts avec des protocoles sanitaires renforcés", a dit le président. 

Selon les informations de France Inter, des aménagements ont été envisagés, lors du Conseil de Défense, réuni ce mercredi matin : récréations et cantines en horaires décalés pour que les élèves se croisent le moins possible. L'éventualité du port du masque aurait même été évoquée pour les enfants dès six ans. Ces questions seront tranchées jeudi.

Jeudi matin Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation, qui veut "absolument éviter le décrochage scolaire", évoque sur France 2, des "mesures renforcées pour éviter au maximum le brassage des élèves" dans les classes ou à la cantine, "des mesures d'hygiène et d'aération renforcées".  "Il pourra y avoir une évolution des emplois du temps", a-t-il aussi déclaré.  Mais il n'a pas clairement annoncé que les classes se feraient de nouveau avec des groupes d'élèves réduits comme au sortir du confinement au printemps dernier, et comme le réclame la plupart des syndicats. Ces derniers jours, le port du masque par les enfants dès six ans a aussi été réclamé par certains professionnels de santé.  C'est un "sujet qui sera tranché ce soir", a dit Jean-Michel Blanquer, qui doit participer à la conférence de presse autour du Premier ministre, Jean Castex.

Quant aux collégiens et lycéens, il y aurait également des horaires alternés pour aller au self et pour les pauses, selon nos informations. Ce ne sont plus les élèves, mais les enseignants qui devraient se déplacer d'une classe à l'autre. Concernant plus spécifiquement les lycées, Jean-Michel Blanquer envisage un enseignement hybride : 50% en présentiel et 50% en distanciel.

Une conférence de presse est prévue ce jeudi 29 octobre 2020, afin d'en savoir plus sur les détails de ce nouveau confinement, notamment les mesures prévues pour les établissements scolaires.

Quelles règles pour l'enseignement secondaire ?

"Les facultés et établissements d'enseignement supérieur assureront des cours en ligne", à précisé Emmanuel Macron sans plus de détails.

Comment réagissent les syndicats ?

Le Président parle de protocole "renforcé" dans les établissements, mais encore faut-il "un protocole clair", réclame Bruno Bobkiewicz, proviseur et secrétaire national du SNPDEN (Syndicat National des Personnels de Direction de l'Éducation Nationale). Sur France Inter, dans l'émission Le Téléphone sonne. "Va-t-on davantage travailler sur les lieux de contamination que sont la cantine ou l'EPS, ou va-t-on davantage travailler sur des effectifs réduits dans les classes ?", s'interroge le représentant syndical.

La rentrée des vacances de la Toussaint aura lieu dès lundi."Ça va très vite, objectivement je ne crois pas qu'on aura le temps", concède Bruno Bobkiewicz qui annonce des réunions dès jeudi matin pour prévoir une reprise dans "de bonnes conditions". Mais considérer que les établissements seront prêts dès lundi est "illusoire", juge-t-il. Il espère pourtant qu'il ne s'agira pas de "se précipiter comme au mois de mars".

Les attentes sont grandes, y compris du côté du Syndicat national unitaire de l'enseignement professionnel (SNUEP-FSU), qui espère cette fois un équipement suffisant des établissements : "l’acheminement des masques, des virucides, gels, une demande d’aménagement des effectifs"

Dans l'enseignement supérieur, où les cours se poursuivront en ligne,"la fracture numérique va encore pénaliser de nombreux·ses étudiant·e·s", prévoit l'Unef. 

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