Le projet de centre d'enfouissement des déchets nucléaires français est toujours autant contesté

Le laboratoire de Bure teste, depuis le début des années 2000, la faisabilité d'un stockage géologique
Le laboratoire de Bure teste, depuis le début des années 2000, la faisabilité d'un stockage géologique © Radio France / Angeline Demuynck

Les militants se sont rassemblé ce dimanche, à 11h devant la mairie de Mandres-en-Barrois. Les militants anti-nucléaires veulent reprendre possession du bois dans lequel l'Andra (l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) a commencé des travaux de reconnaissance géologique. Le bois Lejuc à Mandres en Barrois, une propriété de l'Andra  que les militants veulent symboliquement "reboiser" et autour duquel l'agence commence à construire un mur abattu en partie par les militants.

Le reportage à Bure de Roxane Delaby

Les gendarmes se sont retirés samedi de leurs positions autour du bois. Selon la préfecture c'est pour éviter le risque d'affrontements violents entre manifestants et forces de l'ordre.

Une nouvelle étape dans le bras de fer qui se joue depuis le début de l'été

Le conflit se durcit autour du projet Cigeo, qui continue d'avancer. C'est autour du bois que tout se joue. C'est là que s'installent en juin dernier un petit groupe de militants anti nucléaires pour dénoncer le début de travaux qu'ils jugent illégaux. Ils y restent trois semaines, organisent une vie communautaire, lancent même un potager avant de se faire déloger par la police. L'Andra entreprend alors de construire un mur en béton tout autour de la zone.

Le 1er août, coup de tonnerre : la justice ordonne la suspension des travaux de défrichement. selon le tribunal de Bar le Duc il manque une autorisation de la Préfecture. Les anti-nucléaire crient victoire. L'Andra elle relativise : il s'agit, dit-elle, d'une simple erreur d'appréciation, erreur qu'elle souhaite rectifier au plus vite pour reprendre les travaux. En attendant, la construction de la clôture se poursuit. "Le mur de la honte" selon les opposants : ils appellent chacun à venir avec des pelles et des pioches ce matin pour remettre le site en état.

POUR EN SAVOIR PLUS 
►Le reportage d’Angeline Demuynck pour Interception "Bure : nos déchets nucléaires à 1500 pieds sous terre
►Le reportage de Sandy Dauphin "Bure : le laboratoire d'enfouissement de déchets nucléaires toujours autant contesté"