les opposants au projet d’aéroport de notre-dame-des-landes se rassemblent de nouveau
les opposants au projet d’aéroport de notre-dame-des-landes se rassemblent de nouveau © reuters

Les opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne désarment pas. Ils sont rassemblés depuis hier soir près de cette commune de Loire-Atlantique, à une vingtaine de kilomètres de Nantes.

Après plusieurs années de polémiques et de nombreuses manifestations contre le projet d'aéroport international, initié depuis une quarantaine d'années pour remplacer l'actuelle aérogare nantaise, les tensions sont retombées d'un cran à la suite des conclusions d'un rapport d'experts qui mettent encause divers éléments du dossier. Pour autant, l'Association citoyenne intercommunale despopulations concernées par le projet (Acipa) et la Coordination des opposants ne relâchent pas leurs efforts.

Les organisateurs parlent de 25.000 personnes hier. Ils en espèrent 50.000 d'ici ce soir. Un festival avec 29 groupes de musique, des conférences, des débats sur cet aéroport mais aussi d'autres combats : le nucléaire, l'agriculture, le développement durable. Un festival sur fond musical qui s'appelle "on ne lâche rien".

Le reportage de Julie Lallouët-Geffroy

Malgré la présence dans le gouvernement de deux membres issus de ses rangs, Europe Écologie-Les Verts (EELV) soutient les manifestations du week-end, qui doivent se dérouler dans un esprit festif avec notamment des concerts et un lâcher de cerfs-volants.

Le grand rassemblement des 3 et 4 août est incontournable pour toutes celles et ceux qui oeuvrent en faveur d'une véritable transition écologique et énergétique et la préservation de la biodiversité. Tous ensemble, enterrons définitivement le projet de Notre Dame des Landes.

Un projet (toujours) en question

Le site retenu pour le projet, qui rassemble 1.600 hectares de bocage, a été rebaptisé "ZAD" comme zone à défendre par ses opposants qui dénoncent un gaspillage de terres et d'argent. Soutenu par les majorités des différentes collectivités de Bretagne et des Pays de Loire, le projet d'aéroport estégalement défendu depuis son origine par Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes et actuel Premier ministre. Selon ses partisans, il permettrait de développer le trafic aérien et les échanges dans la région tout en éliminant le survol actuel de la métropole nantaise par des avions.

Ses opposants dénoncent de leur côté la destruction d'une zone bocagère préservée , qui comporte d'importantes zones humides, et jugent ce projet économiquement inutile.

L'expertise, commandée par le gouvernement et dont les conclusions ont été remises début avril, pointe quant à elle le manque d'études sur une possible optimisation de l'actuelle infrastructure et l'insuffisance des études d'impact sur le site. Les opposants au projet estiment que la facture totalepourrait s'élever à trois milliards d'euros en tenant compte des infrastructures ferroviaires, appelées à compléter le futur équipement aéroportuaire. La société Vinci, principal opérateur retenu pour ce projet, et la chambre de commerce de Loire-Atlantique chiffrent quant à elles le projet à 508 millions d'euros.

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