après une série de noyades, un syndicat de police réclame davantage de sauveteurs sur les plages
après une série de noyades, un syndicat de police réclame davantage de sauveteurs sur les plages © reuters

Dix-sept personnes se sont noyées en mer, en rivière ou sur des plans d'eau depuis vendredi : la série noire des noyades s'allonge depuis le début de la saison estivale, relançant le débat sur la répression des comportements imprudents.

L'Hérault paie un lourd tribut avec 10 accidents mortels en un mois. Pour la seule journée du 28 juillet, sept hommes âgés de 42 à 73 ans ont été emportés par une forte houle, alors que les drapeaux rouge ou orange étaient hissés, des interdictions de baignade non respectés.

Sylvia Pinel n'écarte pas la possibilité de verbaliser des imprudents

Le préfet de l'Hérault Pierre Bousquet de Florian a invité les treize maires des communes du littoral, en vertu de leurs pouvoirs de police, à verbaliser les imprudents par une contravention de 11 à 33 euros.

La ministre du Tourisme, espère que les vacanciers –instruits par les récentes catastrophes- vont respecter désormais le drapeau rouge. Mais Sylvia Pinel n’écarte pas la possibilité une verbalisation des personnes qui font fi des interdictions.

Cela peut passer par là mais je souhaite surtout qu'il y ait une prise de conscience collective.

Sylvia Pinel au micro de Gérard Marty

Le ministère de l'Intérieur a lancé de son côté un nouvel appel "à la plus grande prudence et au sens des responsabilités de chacun", alors que 93 personnes se sont noyées en France, depuis le début du mois de juillet, dont 37 sur le littoral.

C'est pas si dangereux que ça...

Les textes existent déjà permettant de verbaliser les inconscients, comme existent depuis toujours les irréfléchis et ceux pour qui frimer est plus importants que leur sécurité.

Le reportage de Laurent Grolée dans les calanques Mmarseillaises

Le syndicat de police Alliance réclame davantage de sauveteurs sur les plages, regrettant qu'en 11 ans, les effectifs aient été diminués d'un tiers.

Pour Alliance, ces drames "ne s'expliquent pas par la seule imprudence de la population" mais également par un manque de maîtres nageurs sauveteurs (MNS) issus des CRS sur les plages.

Le syndicat souligne que les MNS CRS sont les seuls à disposer d'un pouvoir de police "pour faire respecter les réglementations en vigueur, lutter contre la délinquance et autres incivilités engendrées par le flux migratoire estival".

Il rappelle également sa "stupéfaction" sur les conclusions d'un rapport de Cour des comptes de 2012 qui préconisait la fin de la participation des MNS CRS en raison notamment d'un vide juridique.

Les explications d'Antoine Giniaux

Dans cette enquête, la cour s'alarmait de dysfonctionnements dans la surveillance du littoral, avec la persistance de zones de baignades non surveillées et une mauvaise coordination entre préfectures et mairies. Selon elle, les MNS CRS sont très appréciés des maires pour leur double compétence au titre de sauveteurs et d'agents de sécurité publique, mais cette dernière activité prend parfois le pas sur la fonction de sauveteur sans fondement légal. La cour regrette également l'inégale affectation des CRS sauveteurs selon les communes.

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