Place de la République, une nouvelle Nuit débout commence
Place de la République, une nouvelle Nuit débout commence © Christophe Ena/AP/SIPA

Le Préfet de police demande aux responsables du rassemblement de faire en sorte que les dégradations, les débordements et les heurts avec les policiers en marge de la Nuit debout à Paris, qui se succèdent en fin de soirée depuis une semaine, s'arrêtent.

Selon la préfecture, 3.000 personnes ont encore participé dans la nuit de vendredi à samedi à ce rassemblement, qui se tient tous les soirs, depuis le 31 mars, sur cette place symbolique, notamment pour protester contre le projet de réforme du Code du travail. Mais à coté de ce rassemblement pacifique et festif, les forces de l'ordre ont de nouveau interpellé 21 personnes pour jets de projectiles et violences dans la nuit de vendredi à samedi à Paris.

Les casseurs à partir de 1h30

Les forces de l'ordre ont riposté par des gaz lacrymogènes à des jets de bouteilles, de cannettes et de pavés, avant de repousser un groupe de casseurs à l'extérieur de la Place de la République et vers le XIXe arrondissement. Deux agences bancaires et un chantier ont notamment été vandalisés sur le passage du groupe.

Dans une déclaration à la presse à la mi-journée, le Préfet Michel Cadot a demandé aux organisateurs de ce rassemblement quotidien de renforcer le contrôle pour éviter les incidents :

Je suis conduit à constater que le rassemblement Nuit debout permet finalement, parce qu'il n'est pas suffisamment organisé et contrôlé, des débordements en fin de nuit. Le rassemblement 'Nuit debout' permet finalement, parce qu'il n'est pas suffisamment organisé et contrôlé, ce type de débordement en fin de nuit.

Il a notamment demandé aux organisateurs de veiller à ce que l'horaire convenu avec les autorités (une heure du matin pour la fin du rassemblement) soit respecté et à ce que les participants se dispersent normalement.

"C'est toujours le même scenario", a expliqué le préfet de police : d'abord les discussions, les débats pacifiques des nombreux participants, puis le départ du gros de la foule, et enfin l'apparition de "petits groupes violents", qui cherchent à "agresser" les forces de l'ordre ou à "dégrader" certains commerces, notamment des banques, a-t-il expliqué.

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