Le trentenaire a été infecté par sa compagne, au retour d'un anniversaire. Trois semaines plus tard, ce sportif se décrit malade comme jamais : "ce n'est pas une grippette".

Illustration d'une fête entre amis, propice à la propagation du virus.
Illustration d'une fête entre amis, propice à la propagation du virus. © Getty / wundervisuals

Sa contamination montre qu'il suffit d'une négligence pour qu'un cluster se forme, et pour passer plusieurs semaines sous la couette. Frédéric, 38 ans, travaille dans le secteur du handicap. Très informé sur les gestes barrières et les risques inhérents à l'infection au Covid-19, il se décrit comme précautionneux. Après le confinement, il a voulu profiter de la vie, mais en restant prudent. Il a suffi d'une fois pour qu'il soit infecté par le coronavirus.

"On baisse un peu la garde et on se fait avoir tout bêtement"

Le 14 juillet, sa compagne se rend à un anniversaire. 6 jours plus tard, elle a de premiers symptômes. Frédéric ressent les mêmes des le lendemain. Il est testé positif dans la foulée : "On baisse un peu la garde et on se fait avoir tout bêtement", témoigne-t-il : "Il y a eu la réunion familiale, avec la proximité, les enfants en bas âge qui ne présentent aucun symptôme visible. On ne sait pas vraiment par qui c'est arrivé."

L'anniversaire se transforme en cluster

Un anniversaire de dix personnes qui fera en tout, avec les cas contacts, une quinzaine de contaminés. Avant de se savoir malade, Frédéric est allé voir ses parents âgés mais heureusement, il a fait attention : "On a mangé dehors, avec le minimum de contact physique. Par chance, ils n'ont pas été contaminés."

Le tracing a été efficace, les contacts mis à l'isolement. Trois semaines plus tard, Frédéric, jusque-là en pleine santé, se décrit malade comme jamais. "Sincèrement, c'est une fatigue comme jamais j'ai ressenti. Des maux de tête comme jamais je n'ai ressenti. Le sommeil ne vous répare en rien", décrit ce sportif. "C'est 15 jours où vous êtes à genoux. J'ai vraiment des coups de pompe en journée, une gêne respiratoire encore présente. Ce n'est pas une grippette."

Pour Frédéric, la reprise du travail ne sera pas immédiate. Il espère retravailler début septembre mais sans être sûr, encore, qu'il en sera physiquement capable.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.