La Ville de Paris veut encourager l'agriculture urbaine et a sélectionné plusieurs projets pour développer les cultures agricoles en ville. Exemple ici avec un parking souterrain.

A gauche, le parking abandonné. A droite, le projet de ferme tel qu'imaginé par la jeune entreprise Cycloponics
A gauche, le parking abandonné. A droite, le projet de ferme tel qu'imaginé par la jeune entreprise Cycloponics © Théophilie Champagnat, Cofondateur de La Caverne

La campagne à la ville et même dans la capitale ! C'est en substance la volonté de la mairie de Paris, qui vient de lancer toute une série de mesures en faveur d'une agriculture urbaine, et, par ricochet, d'une alimentation plus durable pour les Parisiens.

Le concours "Parisculteurs" vient notamment, de retenir une vingtaine de projets pour dédier des friches urbaines, et des terrasses d'immeubles... à l'agriculture. Ca fera au bout du compte des milliers de m² de maraichage.

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Un jardin souterrain

Parmi les projets et les lieux insolites retenus : ce parking souterrain d'une barre HLM (de 300 logements), située rue Queneau près de la porte de la Chapelle, dans le 18e arrondissement de Paris.

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La Caverne, 3 500m² de maraîchage souterrain

Par Béatrice Dugué

Là où il n'y a pour l'instant qu'un parking en déshérence devraient bientôt pousser des salades, des choux, des champignons, des betteraves dans ces 3 500m² disponibles, lieu baptisé "La Caverne". Une grande surface qui intéresse beaucoup Théophilie Champagnat cofondateur de la start-up Cycloponics qui a conçu la Caverne :"On s'est engagés à recycler ces espaces urbains inoccupés et à leur donner une seconde vie."

Maraîchage vertical, cultures sans lumière, ou presque

Avantage de l'espace clos : le contrôle de la température, de l'hygrométrie etc. La production sera constante toute l'année. En revanche, dans un parking bien sûr pas de lumière. Un problème que Cycloponics avec de l'éclairage sur les plantes qui en ont besoin, mais pas seulement. "Conscients des problématiques énergétiques", les fondateurs de la start-up essayent "de développer des cultures qui ont peu de besoins en lumières" comme les champignons de Paris ou les endives, par exemple.

Oubliez le champ traditionnel, ce maraîchage-là sera vertical, les racines dans le terreau ou dans un eau enrichie.

Changer l'image du quartier

Pour les locataires d'ICF La Sablière "c'est incroyable" parce que pour l'instant, le parking du deuxième sous-sol est plutôt mal famé.

La Caverne espère ses premières récoltes pour cet été et Jean-Jacques Chrétien, de l'amicale des locataires, a hâte de manger "la production de chez nous" : "Ca va animer le quartier, peut-être changer son image."

A la clef également, quelques emplois, dans ce quartier qui en manque

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