Santé publique France a classé les régions de France métropolitaine en fonction de leur proportion de fumeurs réguliers, dans son baromètre 2017 du tabagisme. Un niveau régional essentiel pour renforcer la politique de lutte contre le tabac, en ciblant la prévention en fonction du niveau de vie des fumeurs.

La France a enregistré une baisse historique d'un million de fumeurs quotidiens de moins en un an.
La France a enregistré une baisse historique d'un million de fumeurs quotidiens de moins en un an. © AFP / PHILIPPE HUGUEN

Santé Publique France publie ce mardi son baromètre régional du tabagisme. Basé sur les chiffres 2017, le baromètre enregistre une baisse historique du nombre de fumeurs quotidiens, avec un million de fumeurs en moins en France métropolitaine en moins d'un an.

Selon les données du Baromètre santé 2017 de Santé publique France, la prévalence du tabagisme quotidien passe de 29,4% en 2016 à 26,9% en 2017. 

Une baisse, écrit Santé Publique France dans son communiqué, qui s'inscrit "dans un contexte fort de lutte contre le tabagisme". Mois sans tabac, application Tabac info service: la prévention du Plan national de réduction du tabagisme semble porter ses fruits.

Les données du Baromètre santé 2017 soulignent de fortes disparités régionales : l’Île-de-France et les Pays-de Loire sont les régions où l’on fume le moins en 2017 avec des prévalences respectives de 21,3 % et de 23 % de fumeurs parmi les habitants. À l’inverse, dans quatre régions les prévalences sont plus élevées que dans le reste de la métropole : Paca (32,1 %), Hauts-de-France (30,5 %), Occitanie (30,3 %) et Grand Est (30,1 %).

Des facteurs socio-économiques qui rentrent en compte

Les Hauts-de-France sont la deuxième région comptant le plus fort taux de fumeurs quotidiens, mais c'est aussi une région où les catégories de population les moins aisées, les moins éduquées, sont plus nombreuses. Par conséquent, lorsque l'on compare le tabagisme de la région au regard de la situation socio-professionnelle moyenne, "ce résultat indique qu’à facteurs socio-économiques équivalents, il n’y a pas d’effet résiduel du fait de résider en Hauts-de-France par rapport au reste de la France métropolitaine. Cela rappelle l’importance de ces facteurs dans l’explication de la forte prévalence du tabagisme observée dans la région" décrypte Santé publique France.

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