Catherine, Pierre et Arnaud à SOS Village d'enfants à Plaisir
Catherine, Pierre et Arnaud à SOS Village d'enfants à Plaisir © Radio France / Laetitia Saavedra

REPORTAGE | Comment améliorer la situation des 280 000 enfants délaissés qui dépendent des services sociaux ? Une proposition de loi examinée jeudi matin au Sénat prévoit des pistes, notamment pour faciliter leur adoption et pour éviter les allers-retours entre foyers et familles d'accueil.

En attendant, des solutions existent déjà pour résoudre certaines de ces situations. Illustration avec l'association SOS Villages d'enfants : elle permet à des fratries de grandir ensemble et de retrouver des repères. C'est ce dont a bénéficié Pierre, 19 ans. Orphelin de père, il est arrivé à 10 ans à l'antenne de Plaisir (Yvelines) de SOS Villages d'enfants.

Balloté entre des foyers et le domicile de sa mère, qu'il ne veut plus voir, il a trouvé une stabilité ici, avec sa "mère SOS" comme il l'appelle.

J'ai grandi ici, pour moi je suis né ici.

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"Si on fait confiance, on sait qu'on avancera avec la personne"

Catherine a la quarantaine, célibataire et sans enfants. Elle est "mère SOS" et élève deux fratries, comme ses propres enfants.

Je leur apporte une stabilité et l'affection qui leur manque.

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"Petit à petit, on les emmène vers l'autonomie"

En moyenne, un enfant restera sept ans et demi au sein de SOS Villages d'enfants, contre un an seulement dans un foyer. Pour Arnaud Gallais, c'est un gage de stabilité et cela pousse les enfants vers la maturité.

Cette durée, ça permet à l'enfant de se poser, de créer des liens. Il peut se projeter, parler de ce qu'il désire faire. On ne se projette pas à sa place, ça demande du temps. On travaille en faveur de son accès à l'autonomie.

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"Comme tout enfant, ils ont besoin d'un cadre sécurisant"

La majorité des enfants de SOS Village d'enfants ne retournent jamais chez leurs parents.

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