Paris en ligne : le poker baisse, le sport augmente
Paris en ligne : le poker baisse, le sport augmente © PHOTOPQR/LE PROGRES/JEGAT MAXIME LYON / PHOTOPQR/LE PROGRES/JEGAT MAXIME LYON

L'Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) a publié lundi son analyse pour le deuxième trimestre 2013. Les 20 opérateurs bénéficient d'une augmentation de 5,7 % par rapport au deuxième trimestre 2012.

Le président de l'Arjel, Jean-François Vilotte estime que les paris sportifs :

sont en passe de s'installer dans la culture du jeu des Français.

Le produit brut des jeux c'est-à-dire la différence entre les mises des joueurs et leurs gains enregistre une hausse de 3 %. Dans l'ordre, les trois sports préférés des parieurs sont

  • Le football : 53 % des mises

  • Le tennis : 28 % des mises

  • Le basket-ball : 8 %

Le football est en baisse au deuxième trimestre (- 5 %) à cause de l'Euro en 2012. Selon l'Arjel, "la forte médiatisation du PSG et plus généralement de la Ligue 1 a très certainement insufflé une dynamique" aux paris sportifs.

Le tennis (+ 18 %) profite de l'augmentation des mises sur Roland-Garros (+ 18 %) et le basket-ball (+ 23%) a été poussé par le bon parcours de l'équipe de France féminine, arrivée en finale de l'Euro.

Qui sont les parieurs ?

Ils sont de plus en plus jeunes : la part des joueurs de 18-24 ans passe au deuxième trimestre 2013 de 24 % à 28 %. Ce chiffre est à analyser en parallèle de l'augmentation du pourcentage des joueurs misant via les nouveaux supports (téléphone portable, smart-phone, tablette), qui passe de 18 % à 25 %.

Poker et paris hippiques en baisse

Après plusieurs trimestres consécutifs de stabilité, les paris hippiques affichent leur première baisse (1,5 %) depuis l'ouverture du marché des jeux en ligne en2010, avec 273 millions d'euros de mises (278 millions en 2012). Les turfistes sont de plus en plus vieux. Preuve de ce vieillissement, les parieurs ne sont que 18% à utiliser les moyens mobiles, contre 25% pour les parieurs sportifs ou 28% pour les joueurs de poker.

Le poker en ligne connaît une chute importante des mises : le cash-game (le joueur, contrairement à un tournoi, entre ou sort à sa convenance) a enregistré 1 266 millions d'euros de mises, soit une diminution de 16% par rapport au deuxième trimestre 2012.

Autre conséquence de ce ralentissement de l'activité des paris en ligne. Pour Jean-François Vilotte :

Pour la première fois, on risque de connaître en 2013 une baisse des recettes fiscales.

Ces recettes s'élèvent 330 millions d'euros par an pour l'ensemble du secteur des jeux en ligne.

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