Le tribunal administratif de Paris a annulé le 21 février la piétonnisation des voies sur berges dans le centre de la ville. La mairie a décidé de faire appel de cette décision et de prendre un nouvel arrêté de piétonnisation. Valérie Pécresse a jugé sur France Inter qu'il s'agissait là d'un "coup de force".

30 km/h sur une file, est-ce la bonne idée pour la totalité des quais parisiens
30 km/h sur une file, est-ce la bonne idée pour la totalité des quais parisiens © Radio France / Valeria Emanuele

Dans une longue interview, ce lundi, dans Libération, Anne Hidalgo défend sa vision de Paris et notamment la piétonnisation des berges pour lesquelles elle va prendre un arrêté permanent, en plus de l'appel contre la décision du tribunal administratif.

Pour cela, explique la Maire de Paris, elle va travailler "avec l’Élysée, avec le préfet de police. Ils sont tous convaincus qu’il ne faut pas rouvrir les berges à la circulation automobile. 

Dès cette semaine, avec le soutien de l’État qui accompagne cette démarche, je vais prendre un arrêté, mobilisant les pouvoirs de police du maire, pour maintenir la piétonnisation de cette voie.

Alors qu'on avait cru comprendre que l'Élysée et la Mairie de Paris jouaient deux partitions bien distinctes, Anne Hidalgo explique à Libération que "Le président de la République m’accompagne sur ce sujet avec une idée forte : il considère que les maires doivent avoir la liberté de pouvoir agir et d’être jugés sur ce qu’ils font, pas sur ce qu’on les empêche de faire."

Valérie Pécresse "tend la main" à Anne Hildalgo 

Invitée de France Inter ce lundi matin, la présidente du Conseil régional d’Île-de-France, a détaillé son "scénario alternatif" et "progressif" de piétonnisation des voies sur berges, avec un retour "apaisé", selon elle, des voitures.

Valérie Pécresse propose une piétonnisation totale en 2021, mais d'ici là, en semaine, les voitures rouleraient sur une seule voie, à 30 km/heure, à côté des vélos et des piétons sur une deuxième voie. Le week-end et lors des vacances scolaires, les quais seraient à nouveau sans voiture. Puis en 2020, seuls les véhicules propres pourraient y circuler la semaine, avant une piétonnisation totale fin 2021.

Valérie Pécresse s'est décrite en défenseure de la banlieue. "Il n'y a pas en Île de France des citoyens de seconde zone, ceux qui habitent de l'autre coté du périphérique" a expliqué la présidente du Conseil régional d’Île-de-France. "Mon rôle c'est de mettre le projet de Paris en cohérence avec les 1 270 communes qui l'entourent. Il ne faut pas que ce soit une souffrance pour des centaines de milliers de personnes que de subir une décision égocentrique de la ville de Paris." 

Interrogée sur une possible candidature face à Anne Hidalgo, Valérie Pécresse a répondu : "Non, mon combat, mon travail, ma mission, c'est la région Île-de-France". Quant à savoir si ce non est définitif, Valérie Pécresse, a précisé : "Aujourd'hui, vraiment je le dis, mon combat est celui de la région Île-de-France".

Quant à Anne Hidalgo, malgré ses actuelles difficultés, celle qui s'est fait siffler lors de la remise des César dit qu'elle portera "une candidature de coalition, comme [elle l'a] toujours fait" aux prochaines élections municipales en 2020. "Je suis une femme de gauche, social-démocrate, écolo et européenne", souligne-t-elle dans Libération. "Je ne suis pas connue pour être quelqu'un qui s'enferme dans une écurie".

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