La "Marche des fiertés" organisée dans les rues de Paris est placée sous le signe de la sécurité, trois semaines après la tuerie d’Orlando.

Marche des fiertés, 27 juin 2015
Marche des fiertés, 27 juin 2015 © Maxppp / ETIENNE LAURENT

Comme chaque année, des dizaines de milliers de personnes se retrouvent samedi dans les rues de Paris pour soutenir la cause LGBT (Gays, Bi, Lesbiennes et Transgenres), en musique et sur des chars colorés, mais aussi dans un contexte de haute-surveillance encore marqué par la tuerie perpétré le 12 juin dernier dans un club gay d’Orlando, où 49 personnes ont trouvé la mort.

Nouveau parcours et sécurité renforcée

Pour la peine, la date de la Gay Pride a été modifiée : prévue au départ le 25 juin, jour où les forces de police étaient mobilisées pour un des matchs de l’Euro 2016 au parc des Princes, elle a finalement lieu avec une semaine de retard sur son calendrier habituel. Par ailleurs son parcours aussi a été révisé par la Préfecture, toujours pour des questions de sécurité : 2 kms en moins sur le trajet qui va cette année du Louvre à la place de la Bastille.

Marche des fiertés 2016 : nouveau parcours
Marche des fiertés 2016 : nouveau parcours © Radio France / Visactu

Un millier de policiers et de gendarmes (c’est-à-dire trois fois plus que les précédentes éditions, selon la préfecture) ainsi que 250 bénévoles sont réquisitionnés pour renforcer le dispositif de cette édition 2016. Une décision qui n’est pas du goût de toutes les associations qui s’apprêtent à défiler. Même si les homosexuels ont "toujours été des cibles potentielles, explique Clémence Zamora-Cruz, porte-parole d'Inter-LGBT. On l'est tous les jours, aussi bien au niveau individuel qu'en tant que communauté. Il ne faut pas avoir peur et marcher".

Les droits des transgenres à défendre

Cette année, la Marche des fiertés met à l'honneur les transgenres, dont "les droits sont une urgence", d'après Inter-LGBT. D’autant que trois porte-paroles de ces associations ont rencontré François Hollande jeudi, puisqu’elles l’accusaient de ne pas avoir suffisamment soutenu leur cause. Elles sont sorties satisfaites de cet entretien d’une heure au terme duquel le Président a promis des avancées, même si les actes sont toujours attendus.

Deux jours avant, mardi soir, des membres de la cause LGBT s’était rassemblé dans les rues de Paris pour dénoncer la "trahison" des promesses de campagne de François Hollande lors d’une "Pride de nuit".

Et en mai dernier, c’est un amendement voté cette fois à l’Assemblée qui avait déjà provoqué la colère de la communauté gay et trans : le texte continuait, selon les associations, à "humilier" les personnes trans en les "contraignant à subir des traitements médicaux" pour valider leur changement d'état-civil. Les associations LBGT avaient immédiatement réclamé le retrait du texte, d’où le mot d’ordre de cette Marche des Fiertés 2016 : "Stérilisations forcées, agressions, précarité : stop !"

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